Dialogue politique : la Fédération de l’opposition congolaise remet ses préoccupations au Conseil national

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La cellule de communication du secrétariat permanent du Conseil national du dialogue a échangé, le 23 octobre  à Brazzaville, avec les responsables de la plate-forme politique dirigée par Claudine Munari. Elle est répartie avec un document contenant leur approche et leur vision de la concertation nationale.

En l’absence de ses ténors tels Claudine Munari, Charles Zacharie Bowao, René Serge Blanchard Oba ou Clément Mierassa, la Fédération de l’opposition congolaise (FOC)  a été représentée par Jacques Banangandzala, vice-président de l’Initiative pour la démocratie au Congo. « Nous tenons à dire que la situation que vit notre pays est tellement préoccupante. Il y a lieu de chercher à recréer un climat de convivialité, de paix, de décrispation pour que le dialogue permanent tel qu’il devrait être institué agisse par la suite pour que le Congo retrouve ce qu’il avait décidé au sortir de la Conférence nationale souveraine », a souligné Jacques Banangandzala, préférant un document écrit que les paroles qui peuvent s’envoler.

Il a rappelé que la FOC a été heureuse de recevoir une lettre du secrétaire permanent du Conseil national du dialogue, Martin Mberi. Ainsi, elle a tenu à répondre à cette sollicitation, contrairement à tout ce qui se dit de cette plate-forme de l’opposition congolaise souvent qualifiée de radicale. « Nous avons suivi avec intérêt tout l’argumentaire qui a été développé et en retour, nous avons dit qu’il y a lieu de chercher à hiérarchiser les choses. Le dialogue permanent est, certes, important mais il y a un certain nombre de préoccupations qui nécessitent que la République se retrouve le plus rapidement possible et que les Congolais se parlent. Les Congolais ont toujours su résoudre leurs problèmes par le dialogue, alors un vrai dialogue national inclusif, pas une sorte de manipulation de qui que ce soit », a-t-insisté.




Interrogé sur les préoccupations majeures de la FOC, Jacques Banangandzala, qui avait à ses côtés Bonaventure Mbaya et Eric Mampouya, a rappelé que la priorité était le Congo. Analysant, par exemple, la situation politique nationale, il a regretté le fait qu’une partie de l’opposition ne pouvait plus tenir des réunions à cause des interdictions des autorités et le temps de passage sur les médias publics était réduit. Ceci contrairement à la loi sur le pluralisme audiovisuel. A cela, s’ajoute la situation économique et financière nationale qui est également préoccupante, nécessitant que les Congolais puissent s’asseoir autour d’une table et décider de sortir le pays de cette impasse.

Comme partout où elle est passée, cette délégation a été conduite par le directeur de cabinet du secrétaire permanent du Conseil national du dialogue, Joseph Christian Dzinga Boubanga. Membre de la cellule de communication, Joséphine Ntsika pense qu’ils ont échangé avec des partis responsables, connaissant l’enjeu d’un dialogue. « De notre côté, nous continuons de faire nos consultations comme vous le savez. Le but est de recueillir toutes les informations possibles pour que nous puissions avoir un dialogue. Nous n’avons pas à faire des suggestions. Notre rôle consiste à mener les consultations de toutes les forces vives de la nation pour que chaque Congolaise, chaque Congolais, puisse plaider et lister des problèmes prioritaires que nous avons », a-t-elle rappelé, précisant qu’une fois le travail terminé, la synthèse des problèmes évoqués au cours des différentes consultations sera remise au président de la République.