Deux cargaisons (285.000 tonnes) de pétrole brut volées par Kiki, vendues aux indiens via une société de Malabo

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Criblé de dette, le Congo avait gagé une grande partie de ses parts de pétrole au profit du cash. Une situation embarrassante pour le pouvoir en quête perpétuelle d’argent pour le fonctionnement de l’État. Pour contourner tout le monde, le fils du chef de l’État, Denis Christel Sassou Nguesso, qui a pourtant démissionné de la SNPC, se sert de la société Équato-guinéenne GEPetrol pour vendre des cargaisons de pétrole pour le compte de sa famille.

 

Deux supertankers ayant chacun la capacité de chargement de 285.000 tonnes de pétrole brut( équivalent de 2 millions de barils), ont chargé au large de Pointe-Noire, dans les plateformes offshore contrôlées par la compagnie française Total, pendant plusieurs jours.




Les deux cargaisons destinées aux clients indiens équivalent à plus de deux semaines de production nationale qui est de 300.000 barils / jour, et le coût de l’opération est évaluée à plusieurs milliards de francs cfa. Cet argent échappe à tout contrôle du Trésor congolais et finit directement dans les poches du clan présidentiel.

 

Les deux pétroliers battant pavillon équato-guinéen ont quitté le large de Pointe-Noire, il y a deux semaines pour la Guinée Équatoriale, où ils y sont restés quelques jours avant de prendre le chemin de l’Asie. Toute cette stratégie consistait à brouiller les pistes et éviter d’être épinglé par tous les services de contrôle ayant braqué leurs yeux sur les magouilles y relatives.

La firme britannique Ophir Energy qui a signé un accord en octobre 2017 de partage de production avec la compagnie GEPetrol, a été sollicitée pour la location des deux navires et jouer au vendeur officiel avec une rétribution de 20 %.




Ces manœuvres prouvent à quel point, la famille présidentielle a la main mise sur les pétrole congolais, et s’en sert comme source de financement de son pouvoir. Denis Christel Sassou Nguesso, qui a négocié cette transaction avec Malabo, est cité dans plusieurs cas de corruption et malversations.

Le FMI qui est en négociations avec le gouvernement congolais pour un rééchelonnement de sa dette, avait exigé son départ à la tête de la SNPC. Mais s’étant fait remplacer par son intime Raoul Ominga, Kiki continue de diriger en sous marin cette société.