Dette intérieure : le Copéco réclame le paiement de ses créances

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Le Collectif des opérateurs économiques du Congo (Copéco) demande que le gouvernement paie les créances de ses membres au titre de l’exercice 2019. Le montant s’élève à trois milliards de francs CFA.

Le président dudit collectif, Josaphat-Roger Obesse, a lancé cet appel lors d’une conférence de presse qu’il a animée avec les membres du bureau, le 3 février, à la Chambre de commerce de Brazzaville. « Nous déplorons la manière dont le budget a été clôturé sans payer des créances de 2019. Je crains que cela alourdisse la dette intérieure commerciale. C’est une situation qui nous empêche de reprendre nos activités cette année », a déploré le président du Copéco. « Les seules créances payées ont bénéficié des recommandations.  En plus, sur cent soixante-dix-neuf créances validées, 20% seulement appartiennent aux nationaux et 80% aux étrangers », a-t-il regretté avant de proposer que l’Etat mette de côté, chaque fin du mois, une certaine somme qui lui permettrait d’apurer petit à petit la dette intérieure.




Dans le communiqué final sanctionnant la rencontre de ces opérateurs, le collectif dénonce la non-participation du comité d’audit depuis l’ouverture des négociations. « Les syndicats patronaux n’ont eu pour interlocuteur que le comité d’apurement », précise le communiqué. Le paiement de deux milliards sept cent quatre-vingt mille francs CFA dus aux adhérents du Copéco ainsi que la publication du rapport des réclamations relatives aux 501 créances non validées font partie des recommandations formulées à l’issue de cette rencontre.

Rappelons que dans le cadre de l’apurement de sa dette intérieure, la République du Congo avait décidé de procéder à la titrisation, un processus consistant à émettre des certificats spéciaux de créances négociables à destination des créanciers. C’est dans cette optique que s’inscrivait la remise des certificats au ministère des Finances et du Budget par la société SGI-Bénin, en fin décembre dernier. Représentant son homologue des Finances à cette occasion, la ministre du Plan et de la Statistique, Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, avait promis de procéder au paiement de cette dette interieure commerciale allant de 2014-2016 en début du mois de janvier dernier. Jusque-là rien n’est fait.