Dette intérieure : création d’un fonds de garantie de 25 milliards FCFA

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Le gouvernement congolais vient d’annoncer la mise en place d’un fonds de garantie et d’avals, pour permettre aux opérateurs économiques locaux de satisfaire leurs engagements vis-à-vis des banques.

Pendant la présentation du budget rectificatif au Senat, le 27 avril dernier, le ministre délégué chargé du Budget, Ludovic Ngatsé, a épilogué sur la démarche du gouvernement visant à atténuer l’impact de la dette intérieure sur l’économie locale. Ce fonds fait partie des paquets de mesures que l’exécutif devrait prendre pour combler le déficit créé par la crise sanitaire du Covid-19.




Le montant de la dette intérieure retenu dans le cadre du budget rectificatif de cette année est estimé à 257 milliards FCFA. « La dette intérieure figure également parmi les charges importantes de la dette publique. Initialement prévue à 200 milliards de FCFA, celle-ci est réévaluée à 257 milliards FCFA, dont 46,3 milliards FCFA d’emprunt obligataire. (…) Le fonds de garantie et avals a été créé pour permettre de garantir les lignes de trésorerie dont les entreprises pourraient avoir besoin », a indiqué Ludovic Ngatsé.

Depuis quelques années, de nombreux points de friction opposent le gouvernement et les opérateurs économiques locaux sur le paiement de la dette intérieure. En 2019, les autorités se sont pourtant engagées à payer les créances de 2014 à 2016 après un audit. Pour juguler cette crise de la dette, l’État avait opté pour la titrisation, une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers, en les transformant, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux.




Le non-paiement d’une tranche de la dette annoncée depuis décembre 2019 continue à créer l’incompréhension chez les chefs d’entreprise, à l’instar du patron du ‘‘Groupe travel world’’. « Le gouvernement avait promis de payer la dette intérieure mais, ce paiement n’a jamais eu lieu (…) Alors que les importateurs doivent continuer à importer des produits de première nécessité pour pouvoir alimenter les marchés », a lancé Didace Bossassou, le 21 avril dernier, au sortir d’une rencontre des syndicats patronaux.