Destitution de Donald Trump: le cadre formel de la procédure voté ce jeudi

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C’est une étape formelle dans la procédure de destitution du président américain : la Chambre des représentants doit adopter ce jeudi 31 octobre une résolution qui fixe le cadre de la suite de l’instruction. Le texte prévoit notamment de donner à Donald Trump les moyens de se défendre s’il accepte de coopérer à l’enquête. Mais la Maison Blanche dénonce une « arnaque ».

Tous les témoins auditionnés dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre ont pour l’instant été entendus à huis clos, et les républicains dénonçaient une procédure opaque et secrète.

Si la résolution proposée au vote ce jeudi est adoptée, certaines dépositions pourront être publiques, et à condition que la Maison Blanche coopère aux demandes du Congrès, le camp républicain pourra convoquer ses propres témoins et soumettre ses objections.

Ce vote permettra aussi d’avoir une première idée sur le positionnement des élus des deux camps. La majorité des démocrates devraient évidemment voter en faveur du texte. Mais certains pourraient s’abstenir : notamment parmi les élus qui se représentent l’année prochaine dans des circonscriptions favorables à Donald Trump. Le vote permettra aussi de voir si certains républicains sont prêts à lâcher le président, ce qui est peu probable en l’état actuel des choses.

Rien n’obligeait la Chambre à voter cette résolution dès maintenant, mais elle marque une nouvelle étape dans la procédure que Mitch Mc Connell, dirigeant de la majorité républicaine au Sénat, accueille avec satisfaction : « Les démocrates répondent évidemment à la pression que nous avons exercée sur eux pour mener la procédure de manière plus transparente, en accord avec les normes que chaque Américain est en droit d’attendre ».




Mais la Maison Blanche ne semble pas prête à jouer le jeu de la transparence. Dans un communiqué, la présidence a qualifié d’« arnaque » le texte proposé par les démocrates. Donald Trump a interdit aux membres de son administration de répondre aux convocations du Congrès, et continue de qualifier la procédure engagée contre lui de « chasse aux sorcières ».