Des tensions au sein du pouvoir autour de la création d’un poste de vice-président réservé à Kiki

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Les caciques du PCT qui s’opposent farouchement à la prise en otage du parti par la famille Sassou Nguesso rejettent en bloc la modification de la constitution par un vote au parlement qui autorisera la création d’un poste de vice-président qui sera occupé par Denis Christel Sassou Nguesso, fils du chef de l’État. Pierre Ngolo est celui qui est à la tête de front contre la succession monarchique et la dévalorisation du Sénat dont le président est constitutionnellement est celui qui doit assurer l’intérim en cas de vacance de pouvoir.

Au PCT on se dit offusqué après la pagaille constatée autour des élections du dimanche 10 juillet. Le parti tient à affirmer ne pas en être responsable et accuse directement le clan Sassou qui veut coûte que coûte contrôler la prochaine assemblée pour perpétrer son plan de modification de la constitution en leur faveur.

« Aujourd’hui le PCT est accusé de tous les maux alors qu’il n’a rien à voir avec tout ce qui s’est passé hier dimanche » affirme un dignitaire de ce parti qui ne comprend pas non plus la volonté de tricher ayant animé certains de leurs candidats.

Tout est parti avec la confection des listes électorales du parti qui s’est vu débordé par le diktat de la famille Sassou. Nombreux sont les candidats du PCT qui n’ont pas été choisi librement par le parti. Le secrétaire général Pierre Moussa a vu bafouer son autorité et a dû consentir par imposition certains candidats. D’ailleurs les écartés l’ont défié en se présentant en indépendants.

Les caciques du PCT dont Pierre Ngolo à la tête n’ont pas aimé cette intromission du clan Sassou dans le choix des candidats à la députation et c’était le prolongement de la guerre déclenchée par l’élection du secret aire général.

Au PCT, les vieux loups ne veulent pas de Kiki sur leurs têtes et Denis Sassou Nguesso le sait. A Oyo, on planifie la mise à l’écart de tous ses vieux qui pourront gêner Kiki. Le plan d’Oyo est de remplir l’assemblée nationale des députés ramassés dans la rue et qui seront obéissants lors de la modification de la constitution et la création du poste de vice-président qui sera le successeur naturel du président en cas de vacance du pouvoir.