Des filles se prostituent pour payer l’entrée à la fonction publique de leurs fiancés et d’elles-mêmes

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Plusieurs filles et même des hommes avouent se prostituer pour être admis à la fonction publique. Le couac est que cette prostitution se fait avec quelques cadres supérieurs qui ont la charge du recrutement moyennant un concours.

En dehors de s’adonner à des détournements des fonds publics, des cadres supérieurs au Congo font aussi du chantage sexuel, un moyen de corruption efficace. Nombreux sont ceux qui ont été admis à la fonction publique après quelques exercices sur le canapé. De nombreux témoignages attestent que des filles se livrent aux autorités pour obtenir le recrutement de leurs fiancés ou même parent à la fonction publique.

Au ministère de la santé par exemple, une employée s’en est pris violemment à un responsable qui l’aurait exigé des séances de canapé comme bonus au recrutement de son fiancé comme fonctionnaire. Elle a pété les câbles ridiculisant devant ses collègues ce responsable.

Toute promotion dans tous les domaines administratifs est le plus souvent conditionné par des faveurs sexuelles. Et depuis un moment un nouveau phénomène prend de l’ampleur au Congo. Il est exigé aux hommes de livrer leurs fesses pour obtenir une promotion ou faveurs.

Une visite dans différents ministères du pays montre à quel point le personnel ne sait pas à quoi il sert réellement. Des filles fonctionnaires sans poste de travail et qui traînent sans rien faire dans les couloirs après avoir été recrutées par promotion canapé.

Alors que le FMI a exigé du Congo une réduction du train de vie de l’État, les recrutements continuent de s’opérer sans pour autant que le rendement de cette fonction publique ne soit constaté.