Départ de Kabila : les catholiques célèbrent une « victoire historique » du peuple

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L’annonce du retrait de Joseph Kabila en République démocratique du Congo n’a pas laissé de marbre le collectif laïc de coordination (CLC), proche de l‘Église catholique. Bien au contraire, ce dernier a salué une mobilisation historique de la population.

Artisan majeur dans la contestation contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà des deux mandats que lui confère la Constitution, le comité laïc a félicité chaleureusement les Congolais et Congolaises qui “ont réussi à mettre un terme aux velléités du président Joseph Kabila de violer la Constitution et l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Mercredi le président congolais a annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat. Il a dès lors désigné un “dauphin”. Il s’agit de son ancien ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, également secrétaire permanent du parti présidentiel PPRD.

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Le combat continue

Conséquence directe de cette décision qui vient apaiser les tensions dans la sphère politique congolaise, le comité laïc a décidé de surseoir à son programme d’actions des 12, 13 et 14 août, pour faire preuve de bonne foi et encourager le chef de l’Etat” pour des “élections crédibles, inclusives, apaisées, transparentes”.




Pour autant, l’organisation ne compte pas se reposer sur ses lauriers, notamment pour l’amélioration du processus électoral. À ce sujet, elle récuse d’ores et déjà le fichier électoral “corrompu par la présence de millions d‘électeurs fictifs”, “l’utilisation d’une machine à voter non prévue par la loi” et “l’exclusion de certains acteurs aux élections”. “Le combat pour la démocratie continue”, a martelé le comité.

Proche de l‘Église catholique, le CLC avait organisé trois marches sévèrement réprimées les 31 décembre, 21 janvier et 25 février. Bilan: une quinzaine de morts. Le CLC demandait au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat.