Crise Malienne : la réunion des chefs d’Etat de la Cédéao reportée sine die

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La réunion des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui devait se tenir le 26 août à Bamako a été reportée sine die.

Au niveau régional, il était prévu que les chefs d’État de la Cedeao se concertent et décident, en fonction des résultats obtenus à Bamako, de renforcer ou d’alléger les mesures prises à la suite du coup d’État.




Pendant le week end, la médiation de la Cédéao, conduite par l’ancien président Nigérian, Goodluck Jonathan, a entamé des discussions avec la junte militaire. Après trois jours de travaux, aucun accord n’a été trouvé sur la durée et la forme de la transition. La seule avancée porte sur le sort de l’ex-président Malien, Ibrahim Boubacar Keïta. En revanche, des avancées importantes sur son sort et de son Premier ministre Boubou Cissé ont été relevées.




Rappelons que l’organisation régionale, inquiète des conséquences du putsch dans un pays en proie depuis des années à une profonde crise sécuritaire, économique et politique, a dépêché une délégation de haut niveau au Mali pour obtenir un « retour immédiat à l’ordre constitutionnel ». Si au départ la Cedeao avait fait du rétablissement d’IBK une condition sine qua non de sa participation à un dialogue avec la junte, le sujet n’était plus à l’ordre du jour. En effet, le chef de l’État renversé par les militaires le 18 août a dit aux émissaires sa volonté de ne plus gouverner le Mali.

La junte, qui a promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition dont la  durée reste  à déterminer, a invoqué les efforts de « compromis » qu’elle a consentis et attend de la Cedeao qu’elle lève les sanctions annoncées le 20 août, deux jours après le putsch.