Covid-19 : les artisans congolais prêts à produire des masques de protection

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Le gouvernement a lancé récemment une commande publique d’un million de masques protecteurs auprès des artisans à Brazzaville et Pointe-Noire. Concentrés dans leurs ateliers, ces derniers se sont dit prêts le 22 avril à relever le défi.

Dans cette commande publique des masques artisanaux contre la propagation du coronavirus (Covid-19), l’État a défini les normes de fabrication, et devrait fournir aux artisans les matériaux requis. Le directeur général de l’Agence nationale de l’artisanat, Serge Gaston Moundélé-Mbouma, a visité quelques ateliers d’artisans. Selon lui, cette descente vise à s’assurer que les différents plateaux techniques qui vont participer à cette intervention seront à même de respecter à la fois la qualité et la capacité de production nécessaire à cette commande publique.




En effet, les ateliers visités disposent des machines et du personnel qualifié pour réussir la fourniture des masques. Ces couturiers sont pour la plupart enregistrés à l’ANA, a indiqué le directeur de la promotion et de la formation, Justin Sikoula. « Les artisans ont des spécificités techniques. Nous sommes confiants des résultats de la commande publique », a-t- il estimé.

Les masques attendus devraient être confectionnés selon les critères définis, soit 19 cm de longueur et 8 cm de largeur. Les matériaux de confection ont été minutieusement étudiés, soit un tissu en coton, la doublure légère, l’élastique dont la couleur doit correspondre à celle du tissu et le rouleau en biais. Tout comme les cinq autres ateliers visités ce jour, l’atelier d’Hippolyte Diayoka veut commencer la production mais n’attend que les matériaux promis par les autorités. Il a déjà mobilisé les travailleurs et les moyens techniques.




Interrogé au sujet du retard dans la livraison des matériaux, le directeur général de l’ANA appelle les populations au calme. « Elles devraient prendre leur mal en patience ; c’est quelque chose qui se fait dans un contexte particulier impliquant la mobilisation des ressources et l’organisation de la production. Ce travail ne devait pas se faire dans la précipitation, car il s’agit de produire des masques qui interviendront dans le cadre de la santé publique. Le gouvernement met tout le sérieux pour que tout cela se passe dans de bonnes conditions », a assuré Serge Gaston Moundélé-Mbouma.