Covid-19 : le secteur informel à la rescousse des jeunes

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La crise sanitaire a provoqué la baisse des activités économiques et la réduction des effectifs au sein de certaines entreprises au Congo. Face à cette situation, de nombreux jeunes à Brazzaville se tournent de plus en plus vers des petites activités génératrices de revenu pour pouvoir subsister.





La crise sanitaire touche presque tous les secteurs d’activités de l’économie congolaise. De nombreux jeunes ont déjà perdu ou risquent davantage de perdre leur emploi en raison de la pandémie du coronavirus. À l’heure où la perspective de la seconde vague de Covid-19 se pressent, le commerce est devenu le moyen efficace pour aider les jeunes congolais à pallier tant soit peu leurs difficultés.Okilassali Roger est un Congolais de 42 ans, père d’une famille de quatre enfants. Il travaillait comme opérateur chimique à Pointe-Noire dans une société pétrolière. En congé technique depuis mars, ce père de famille peine à rallier les deux bouts du mois. Face à cette situation, il a décidé de revenir à Brazzaville sa ville natale. « Je n’ai plus de travail. Je gère le kiosque de ma femme pendant qu’elle va au marché pour acheter du manioc », confie-t-il.




Avec cette crise sanitaire, nombre de gens se sont lancés dans le petit commerce pour assurer leur survie. En effet, il n’est pas rare de constater dans les rues de Brazzaville, des jeunes qui se livrent au commerce ambulant et au street marketing. De même, certains occupent les places au bord des grandes avenues pour y commercialiser les marchandises.

C’est le cas de Verdiane Okili, enseignante du primaire à l’école privée Sainte Annelle. En cette période difficile liée à la Covid-19, le revenu de son mari, employé à la société Bayo. « Je suis obligée parfois de vendre les petits articles parce que le salaire ne peut répondre les problèmes auxquels nous sommes confrontés actuellement », a-t-elle expliqué.

« Je vends du pain à Mazala pour pouvoir m’occuper de ma famille. J’exhorte les jeunes à ne pas croiser les mains, mais plutôt à se lancer dans des activités génératrices de revenus », a renchéri Niéline Ondzimo.

De son côté, Bercelie Olala détentrice d’une licence en droit s’est lancée dans la vente en ligne, alors que Malanda Mireille assure sa survie en vendant les sachets au marché de la Tsiémé à Ouenzé.