Covid-19: le Congo commence à en abuser





Il y a très peu, l’ambassade du Congo en France, a rendu public un communiqué ayant trait à un vol de Air France à destination du Congo, vol prévu pour ce samedi 06 juin 2020.




Dans ce communiqué, les autorités de ladite ambassade ont prescris un certain nombre de mesures à respecter avant l’embarquement et à l’arrivée à Brazzaville. Il y a notamment : être muni d’un test de pistage (à n’en point douter jugé négatif) à l’embarquement, un autre test sera réalisé à l’atterrissage, observer une quarantaine de 14 jours à l’hôtel Pefaco, et, à la sortie, faire l’objet d’un dernier contrôle médical.

S’il est vrai que toutes ces mesures concourent à éviter de nouveaux cas d’importation de la Covid-19 en République du Congo, force est de reconnaître que les autorités congolaises veulent frapper un peu trop fort.




Pourquoi une personne qui s’est faite dépister négative en France (avant l’embarquement), négative encore (à l’atterrissage), peut-elle encore être envoyée en quarantaine et subir un autre contrôle médical à la sortie ? Au demeurant, cette image renvoie à celle d’une épouse qui demande à son époux de faire un test du VIH en France avant son retour au bercail (un test qui se révèle négatif), à son arrivée ladite épouse impose à nouveau un autre test au mari (lequel s’avère également négatif), mais qui, à la nuit tombée, exige de ce dernier le port du préservatif avant de recevoir ses instructions.

En principe, la quarantaine était et devrait être exigée aux voyageurs dont le statut, en rapport à la Covid-19, est méconnu. Épilogue, les autorités congolaises commencent à en faire un peu trop au nom de la Covid-19.

Guy Milex M’BONDZI.