Cour suprême : les nouveaux moutons de Sassou prêtent serment

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Les quinze promus à la haute juridiction du pays ont prêté serment, le 28 mars, au Palais de justice de Brazzaville, en présence des autorités politico-administratives.

Au cours de l’audience solennelle présidée par le premier président de la Cour suprême, Henri Bouka, le procureur général près cette Cour, Gilbert Mouyabi, a exhorté ses collègues à respecter les prescriptions du serment et à cultiver, en même temps, l’esprit de collaboration avec les confrères dans le but, a-t-il insisté, de rendre plus vivant l’appareil judicaire congolais.

Poursuivant ses réquisitions, il a également invité le président de la Cour suprême à créer des conditions pour que s’instaure, entre la présidence et le parquet général, une complicité dans le travail au profit de cette haute juridiction. Au premier président de la Cour suprême ainsi qu’aux six présidents des chambres qui ont été également installés dans leurs fonctions au même moment, il leur a demandé d’entretenir des relations saines avec la hiérarchie et les autres collaborateurs, en se fondant sur la rigueur dans le travail et l’observation, en toute circonstance, de la déontologie et de l’éthique du métier.




Prenant la parole au nom de l’Ordre national des avocats du Congo, André François Quenum a adressé ses félicitations aux nouveaux promus. Il leur a garanti la franche collaboration des avocats, pourvu que, a-t-il renchéri, chaque corps de métier joue sa partition dans le respect de la règle de droit.

Par ailleurs, cette cérémonie a permis à André François Quenum de faire l’état des lieux de la justice au Congo, en particulier, et en Afrique, en général. Le constat général, a-t-il indiqué, n’est pas si élogieux. De ce fait, il a plaidé pour une véritable séparation des pouvoirs comme l’avait suggéré, à son temps, Montesquieu. Le représentant des avocats congolais a sollicité des pouvoirs publics la modernisation de la justice et la formation adéquate des magistrats.

                                                                                 Henri Bouka se fixe des défis…

Le premier président de la Cour suprême a annoncé près d’une quinzaine de priorités sur lesquelles il placera son action durant son mandat. Parmi celles-ci, le mérite; la diligence dans le traitement des dossiers; l’examen minutieux des affaires de propriété et l’octroi des titres fonciers; le rétablissement de la discipline hiérarchique; la meilleure circulation de l’information au sein de l’appareil judiciaire; le rétablissement de l’ordre au sein des tribunaux ainsi que le respect des délais de détention préventive.




Henri Bouka a affirmé, à l’occasion, qu’il s’est déjà mis au travail pour la traduction dans les faits des priorités sus mentionnées. En outre, il a appelé les nouveaux promus à inscrire leurs actions dans sa nouvelle vision pour que l’appareil judiciaire redémarre sur de nouvelles bases.

Le nouveau président de la Cour suprême a pris acte des réquisitions du procureur général, du serment des promus et de la plaidoirie du représentant des avocats congolais.



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