Côte d’Ivoire : ouverture du procès de Blé Goudé mercredi

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L’ex-chef des Jeunes patriotes ivoiriens, Charles Blé Goudé, sera jugé à partir de mercredi en Côte d’Ivoire pour “actes de torture, homicides volontaires et viol”, ont annoncé mardi ses avocats, qui dénoncent une “violation flagrante” de ses droits.

La justice ivoirienne va juger M. Blé Goudé en son absence, puisqu’il est en liberté conditionnelle aux Pays-Bas, a expliqué Me Ndry Claver, l’un de ses avocats. “Cette audience est une violation flagrante de son droit élémentaire à un procès équitable, qui requiert la présence de l’accusé”.

“Charles Blé Goudé n’est pas en fuite, il ne se soustrait pas à la justice ivoirienne. Il est à la CPI (Cour pénale internationale) par l’action des autorités ivoiriennes”, a-t-il ajouté.

M. Blé Goudé et son ancien mentor, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, ont été acquittés en première instance par la CPI de crimes contre l’humanité. Ils sont en liberté conditionnelle dans l’attente de l’examen de l’appel de la procureure par la CPI. Ils ne peuvent pas rentrer en Côte d’Ivoire tant que la procédure n’est pas terminée.

“Torture, viol, homicides, …”

M. Blé Goudé avait été transféré à la CPI en 2014 par les autorités ivoiriennes.




Le renvoi devant la justice ivoirienne de M. Blé Goudé avait été annoncé le 7 novembre, pour des “faits concernant des actes de torture, homicides volontaires, viol”.

Son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, a dénoncé un “harcèlement politique contre son président”. L’ancien “général des rues”, ainsi surnommé pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo, a annoncé avoir des ambitions présidentielles à long terme, à savoir après la prochaine élection d’octobre 2020.

Le mouvement des Jeunes patriotes a souvent été qualifié de milice par les détracteurs de Charles Blé Goudé et des ONG internationales, qui considèrent que ce dernier a été l’un des principaux acteurs de la montée de la tension en Côte d’Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3.000 morts.

AFP