Coronavirus : rapatriement de 121 sud-africains de la chine

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Plus d’une centaine de citoyens sud-africains expatriés dans la ville chinoise de Wuhan, le berceau de l‘épidémie de coronavirus qui s’est propagée au monde entier, ont été rapatriés samedi dans leur pays.

L’Afrique du Sud est pour l’heure le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par le virus Covid-19 avec 24 cas identifiés, tous contaminés lors de récents séjour en Europe. Aucun décès n’a encore été recensé dans le pays le plus industrialisé du continent.

L’avion spécial avec à son bord 146 ressortissants évacués, pour la plupart des étudiants, des enseignants et leurs familles, s’est posé en milieu de matinée sur l’aéroport de Polokwane, dans le nord-est de l’Afrique du Sud.

Masque sur le nez, les évacués ont quitté un à un l’Airbus A340 de la South African Airways (SAA) stationné sur le tarmac de l’aéroport, à bonne distance de l’aérogare, puis ont été accompagnés jusqu‘à des autobus par des personnels entièrement enveloppés dans des combinaisons blanches.

Ils ont ensuite été conduits, sous escorte policière toutes sirènes hurlantes, dans un vaste complexe hôtelier isolé de la campagne voisine, où ils resteront pendant trois semaines en quarantaine sous stricte surveillance de l’armée.

“Nos enfants sont rentrés”, s’est réjoui le ministre de la Santé, Zweli Mkhize, sur Twitter.

Les tests de dépistage de la maladie réalisés sur les rapatriés de Wuhan se sont tous révélés négatifs, selon les autorités, mais leur retour sur le sol sud-africain a été accueilli avec inquiétude par une partie des habitants de la région.

“Ils ne sont pas malades, ils n’ont aucun symptôme. On ne fait que les ramener chez eux”, a insisté le ministre Mkhize, “il n’y a aucun risque pour personne”.

L’Afrique du Sud est le premier pays du continent à mener une opération de rapatriement d’envergure de ses citoyens.

Son gouvernement n’a pour l’heure ordonné aucune fermeture de lieux publics, de restrictions aux voyages ou d’interdiction d’entrée sur son territoire pour freiner la maladie.

Il doit toutefois se réunir dimanche lors d’un conseil des ministres extraordinaire pour faire le point de la situation.

L’Afrique subsaharienne a jusqu‘à présent été nettement moins touchée que le reste de la planète par la pandémie, avec officiellement six décès pour quelque 200 cas. Mais de plus en plus de pays ont rapporté leur premier cas ces dernières 24 heures, notamment la Guinée, le Kenya, l’Ethiopie et le Rwanda.




En Afrique australe, un premier cas a été annoncé samedi en Eswatini (ex-Swaziland) et deux en Namibie.

Le président namibien Hage Geingob a annoncé dans la foulée la suspension des liaisons aériennes de son pays avec le Qatar, l’Allemagne et l’Ethiopie et l’interdiction des “grands rassemblements publics” pour trente jours.

Selon le dernier bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, le nouveau coronavirus a contaminé plus de 143.000 personnes et fait au moins 5.400 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre.