Coronavirus : l’Afrique prépare la riposte, le Maroc va rapatrier ses ressortissants

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Le Coronavirus continue son expansion en Chine où il a déjà fait 106 morts et contaminé plus de 4 500 personnes. Une cinquantaine d’autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l’Asie et l’Australie à l’Europe et à l’Amérique du Nord.

Alors que le virus semble s‘étendre au-delà des frontières chinoises, des pays envisagent déjà de rapatrier leurs ressortissants. C’est le cas notamment des Etats-Unis, du Japon ou encore de la France. D’autres pays comme l’Allemagne ou la Thaïlande ont dit également réfléchir à des évacuations.

En Afrique, où aucun cas n’a été confirmé, seul le Maroc a fait cas d’une évacuation de ses ressortissants. Le roi Mohamed VI a ordonné lundi le rapatriement d’une centaine de Marocains, principalement des étudiants, de la ville de Wuhan.

Dans cette métropole du centre de la Chine et épicentre de l‘épidémie, des étudiants africains ont du mal à cacher leur inquiétude. Mis en quarantaine par les autorités, comme le reste de millions d’habitants de la ville, ces étudiants auraient espéré être rapatriés dans leur pays respectif d’autant que l’accès à la nourriture et les déplacements a été restreint malgré les efforts consentis par la Chine.

Psychose

C’est aussi la psychose qui gagne du terrain, surtout pour les nouveaux étudiants qui ne parlent pas encore le mandarin. Pour donc éviter le relai de fausses informations, les autorités chinoises ont menacé de couper le réseau wifi au cas où les étudiants se laissaient aller au partage de vidéos, photos et messages liés au virus, sur le réseau social WeChat, le plus populaire en Chine. Toutefois, les communautés estudiantines africaines s’organisent sur les réseaux pour rassurer leurs proches et signaler leurs besoins en vivres, en utilisant notamment des langues africaines comme le swahili.




Sur le continent africain où les échanges commerciaux sont des plus importants avec la Chine, la riposte s’organise. Des contrôles s’effectuent du reste dans les aéroports comme au Nigeria, au Kenya, en Afrique du Sud pour détecter d‘éventuels cas. Après une alerte en Côte d’Ivoire et à l‘Île Maurice, un nouveau cas suspect vient d‘être détecté à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, au Kenya. La présumée victime venait de Chine.

De son côté, Pékin a recommandé mardi à ses ressortissants de “reporter” leurs voyages “sans nécessité” à l‘étranger, après avoir suspendu depuis lundi les voyages en groupe. Être exposé à un éternuement ou à la toux d’une personne infectée reste “le principal mode de contagion”, ont rappelé mardi devant la presse des experts chinois.