Congo/Social : La population exhortée à la méfiance envers les citoyens véreux qui promettent des recrutements

0
415





L’expert en communication du projet Durquap, M. Dan Horphet Ibiassi, a appelé, le 19 septembre à Brazzaville, la population à la méfiance à l’égard des citoyens véreux qui promettent le recrutement aux jeunes moyennant une quelconque somme d’argent afin de travailler dans ses chantiers.




Il a lancé cet appel lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle il a fait savoir que le projet a recruté le Maître d’œuvre sociale (Mos) pour élaborer la procédure de recrutement appelée ‘’Haute intensité de mains d’œuvre’’ (Himo), qui permet d’encadrer le processus de sélection et d’anticiper sur les désagréments pour éviter la confusion et l’escroquerie.

En ce qui concerne le mode d’utilisation de la main d’œuvre dans les différents chantiers, M. Ibiassi a dit que dans les chantiers du Durquap, la priorité est accordée à la main d’œuvre locale. «Les populations sont impliquées de bout en bout dans la mise en œuvre du projet. Rien ne se fait sans la participation communautaire. Les recrutements se font progressivement selon les besoins et le rythme du chantier. A ce jour, pour les quatre quartiers concernés par le projet, près de 950 personnes ont été recrutées», a-t-il expliqué.

De même, M. Ibiassi a clarifié certains malentendus nés de la libération des emprises après les différentes compensations des personnes affectées par le projet, notamment la population du quartier Moukoudzi-Ngouaka qui pense qu’un marché sera construit dans l’avenue Théophile Mbemba, suite à la délocalisation des vendeurs.

«Il ne s’agit pas de la construction d’un marché, mais de l’amélioration de l’avenue Théophile Mbemba, qui est prioritaire et capitale dans ce quartier. Le Durquap demande à la population de libérer l’espace afin de permettre à l’entreprise de travailler», a-t-il dit.




Par ailleurs, M. Ibiassi a informé les habitants des quartiers ciblés que le projet Durquap dispose désormais d’un centre d’appel, à savoir le 15 23. Ce centre de gestion des plaintes sera opérationnel dans les prochains jours. Le mécanisme de gestion des plaintes, a-t-il expliqué, est un outil qui anticipe tous les désagréments susceptibles de survenir de la mise en œuvre du projet dans les quartiers et auprès des personnes affectées par ledit projet.

«L’exécution des travaux légitimement ne manquera pas de susciter des mécontentements. Les disfonctionnements liés à l’exécution des travaux et qui pourraient perturber le quotidien des populations méritent d’être signalés sous forme de plainte ou de signalement ordinaire, afin que le projet prenne des mesures correctives assez-rapidement», a-t-il ajouté.




Sur le parcours depuis le lancement des travaux à Pointe-Noire au mois de juin et à Brazzaville en août jusqu’à ce jour, M. Ibiassi a fait savoir qu’actuellement, les niveaux d’exécution des travaux en cours à Pointe-Noire sur les 5 Km prioritaires dans les quartiers Boukou et Tchiniambi 1 sont respectivement à 30% et à 35%.

A Brazzaville, les travaux du marché Sukisa, lancés en juin dernier, sont exécutés à 24% et à 23,60% pour les voiries. Dans le quartier Moukoudzi-Ngouaka, le niveau d’exécution est de 12%, d’après la mission de terrain effectuée le 16 septembre dernier, a-t-on appris. Selon M. Ibiassi, ces travaux d’une durée de huit mois prendront fin le 18 mai 2021.

Le projet Durquap, opérationnel depuis près de 4 ans, est un projet de réhabilitation des marchés domaniaux, des voiries par pavage, des écoles, des Centres de santé intégrés (Csi), des réseaux d’eau et d’électricité, en vue d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base et d’assainir leur cadre de vie.

(ACI )