Congolais tika, Sassou tika…Kuenda ngé na Malembé

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Dans la vie, chaque chose à son temps et c’est dans ce contexte que Jésus Christ vint et s’en alla bien que crucifié par les Juifs. Au Congo, le peuple ne veut crucifier personne, mais a juste soif d’alternance.

Partout dans le monde, les peuples ont soif de liberté et de décider réellement sur leur avenir en choisissant des personnes qu’ils jugent capacités à les gouverner. L’époque des monarchies est révolu, pis encore en Afrique où après plus de cinquante ans d’indépendance, les populations ont encore un avenir incertain.

Au Congo Brazzaville, malgré ses potentialités humaines et minières les populations manquent de tout et un seul clan en profite par la dilapidation sauvage des deniers publics. Des personnes qui ont un salaire moyen vivent comme des milliardaires sans que les juges ne disent mot.




Que peuvent faire les juges dans un pays où ils ne valent pas grand-chose et sont sous les bottes des hommes politiques peu cultes. Ainsi va le Congo des militaires.

Dans un aucun pays au monde, un militaire n’a apporté le bonheur à son peuple si ce n’est l’intimidation et la menace constante de déclencher la guerre si son pouvoir est menacé même démocratiquement.

Le dictateur a toujours pour leitmotiv le mot PAIX, pour faire taire toutes les voies discordantes afin de régner en grand maître dans un État qui tend plus à être policier que normal. La pilule de la démocratie a été avalée à contre cœur au Congo Brazzaville… Contexte international oblige.

Le pouvoir a été arraché sur les cadavres des Congolais et malgré ce sacrifice humain, ce peuple est martyrisé et réduit à la mendicité totale. Drôle de pays où un licencié est obligé de porter la sacoche ( mossimbi Sac) d’un illettré de surcroit Yaka Noki Noki qui a le pouvoir de décision sur l’avenir du Pays.

Drôle de Pays où l’armée devient le plus gros employeur à connotation tribale. Les congolais d’ailleurs ne sont pas égaux face au partage du gâteau, et malgré leurs potentialités, ils sont réduits à des seconds rôles. Un pêcheur Mbochi à plus de chance d’occuper un poste de responsabilité qu’un licencié Nibolek, Vili ou Lari.

Tout est programmé pour assurer la domination Mbochi sur le reste des tribus congolaises et du coup la richesse multiculturelle est dévaluée. La parodie a même atteint le sommet par la malhonnêteté intellectuelle en inversant la démographie du Pays.




Les Blancs ont écrit l’histoire de l’Afrique sou un angle qui leur était favorable et au Congo, certains prennent plaisir à vouloir faire de même. Mais malheureusement pour eux les temps ont changé, et chacun peut se rendre compte de ce qui est en réalité leur idiotie et non malice.

Mais vu qu’ils ne maîtrisent que le langage des armes qu’ils n’arrêtent d’acheter pour le seul intérêt de tuer d’autres congolais, le mutisme devient l’unique réponse de la majorité. Quelle médiocrité !

On entend ici et là que le Congo est un pays indépendant qui doit adapter la démocratie à sa culture…On veut ramener le peuple à l’époque des rois et grands chefs coutumiers sans réellement aucun objectif si ce n’est de perpétuer leur pouvoir.

Ici, ont-ils oubliés que les anciens chefs coutumiers ne volaient pas leur peuple, ni leurs villages ?…Que leurs enfants recevaient une bonne éducation axée vers la modestie et non le fanfaron et le pillage des deniers publics.

Au Congo, personne ne veut de la guerre si ce ne sont ceux qui ne veulent pas quitter le pouvoir démocratiquement. Sans eux c’est la guerre et avec eux c’est la paix…Mais le peuple est fatigué de tout ça et crie avec la dernière énergie «  Papa Sassou pardon na yo, Kendé na yo na malembe… »