Congo: une gouvernance scabreuse qui décapite les fiefs du pouvoir

0
626





L’amer constat d’échec fait par la majeure partie des populations de notre pays sur la gouvernance absurde des différentes écuries qui portent M. Sassou Nguesso, n’est plus un scoop. Depuis plus de 30 ans et malgré les incessants « turn over », tous les preux du vivier ont été mis au pied du mur de la sinistrose et aucun n’a eu le courage de regarder les congolais droit dans les yeux.




Oui, Texaco la Tsieme est aussi sinistré que le Bled, que Simba Pelle, que Talangaï, que Ouenze, Poto Poto, tous quartiers lacustres quand il pleut. Notre sympathie va à l’endroit de ces populations qui se demandent ce qu’elles ont pu faire à Dieu ou au diable pour connaître un tel sort !

Quelques gouailles Brazzavilloises présentent tous ces braves gens comme relevant de la réserve électorale du PCT. Qui, même dormant dans des bassines d’alcool, laisseraient une partie essentielle de son électorat dans une telle décrépitude sans redouter un choc en retour ?

Ces braves populations doivent comprendre que ce sont tous les quartiers de la République qui sont également sinistrés, la moindre petite pluie le révèle. Dans notre pays, tout fout le camp ! La famine s’installe, l’électricité là où elle existe est scandaleusement irrégulière, l’eau potable est rare et ce peuple continue à payer des factures pour autant.




Vivent bien là-bas, quelques ouest-africains qui sont les prête-noms des gouvernants qui pillent le pays et au-dessus d’eux, des délinquants en col blanc autour desquels gravitent des pseudos affairistes sans business, qui finissent tôt ou tard par retourner leurs vestes et ridiculiser le pouvoir et le pays, à l’image de M. Mohsen Hojeij et bien d’autres avant lui.

Avec un pouvoir qui ne sait pas observer les règles de l’art en économie, qui a à son bord un ministre du foncier dont les services ne servent à rien, qui vêtu d’une blouse orange et d’un chapeau de cow boy, descend casser des maisons et expulser des pauvres citoyens.

Au prix de ce troublant comportement se trouve sa longévité ministérielle. Certains de ses collègues rient de ses pitreries et disent à qui veut l’entendre, qu’il participe de la démonstration de l’irresponsabilité du gouvernement. S’il était sérieux, il déclarerait tous ces quartiers « zones insalubres ». Il ne saurait mécontenter son patron.

Le hic pour les infortunés qui peuplent ces zones sinistrées, c’est qu’à la vérité, contents ou pas, subjectivement entendus comme l’électorat du PCT, le pouvoir affichera des résultats qui donneront à croire que leur vote ne lui a pas fait défaut. Ils sont électoralement instrumentalisés. Voilà la vérité.




Quant au sympathique monsieur à la culture de western qui n’aime que moyennement le costume de ville, s’il se préoccupait de la prééminence du cadastre, ce serait un début de pondération. Un début d’élégance vis à vis de la mairie pour un gouvernement dont il incarne la philosophie profonde : Casser un pays.

Malgré la nullité et l’amateurisme de ce pouvoir aux abois et la volonté ferme des congolais de leur demander des comptes, M. Sassou Nguesso et les siens restent impassibles et comptent sur la dimension autoritaire de leur pouvoir surarmé pour sortir du traquenard.

Face à ces cyniques décomplexés qui ont théorisé la communication du mensonge qui veut que Saint Denis soit celui qui prend soin de nous et du pays, nous disons simplement que nos vies ne sont pas négociables.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen