Congo : une armée très forte face au peuple et super bébé face à l’Angola




L’assassinat en terre congolaise d’un chef de village et de son assistant vient de confirmer le sentiment de supériorité de l’armée angolaise face aux FAC. Les militaires angolais font tout ce que bon leur semble au Congo sans que ce pays ne réagisse. Tout ce qu’on entend est que : «  nous sommes des pays amis et allons arranger ce différend à l’amiable ». Mais, quand il s’agit de mater son propre peuple, on oublie la famille. Des milliards inutiles dépensés en armement pour s’apeurer face aux angolais et gabonais qui violent les frontières à volonté.




Les généraux et hommes de troupe congolais sont très actifs quand il s’agit de s’acharner sur des populations civiles désarmées, mais dès que les forces étrangères violent l’intégrité du territoire et perpètrent des assassinats, ils sont abonnés absents. Des militaires sans dignité au gros ventre rempli de l’argent mal acquis.

La quarantaine des habitants du village Koulombo, dans le District de Tchiamba-Nzassi, qui dépend du Département de Pointe-Noire, ont fui leurs cases, depuis qu’un policier angolais a été retrouvé mort par balle, le 29 mai 2020, en territoire congolais, dans des conditions inconnues. Quelques paysans étaient restés tout comme le chef de village, répondant au nom de Daniel Makosso, et son secrétaire.




Le chef du village avait signalé au sous-préfet de Tchiamba-Nzassi, la découverte du corps du policier angolais et sa crainte de voir la tension monter dans le village, suite à la réaction de l’armée angolaise de Cabinda. Malheureusement, sa lettre n’a pas suscité de réaction du côté des autorités congolaises. On ne sait pas si le sous-préfet avait informé le préfet de Pointe-Noire qui devait saisir le ministre de l’intérieur.

Or, les militaires angolais avaient planifié leur revanche. Croyant la tension passée, quelques habitants du village Koulombo étaient revenus. Ce qui a encouragé le chef du village.Seulement, dans la journée du dimanche 7 juin, il y a eu irruption des militaires angolais en territoire congolais et ils ont tué par balle le chef du village de Koulombo et son secrétaire.

Donnant l’information, le soir même, RFI a parlé aussi de 7 militaires angolais tués à la frontière avec la RDC. Les gouvernements des trois pays (Congo, RD Congo et Angola) devraient se pencher sur cette situation, pour éviter l’escalade. Il faut dire que l’armée angolaise soupçonne la présence des rebelles du FLEC (Front de libération de l’Enclave du Cabinda) en territoire congolais, ce qui la pousse à faire parfois des incursions dans les villages frontaliers du Congo.




A Kimongo, les habitants se plaignent constamment des incursions de l’armée angolaise dont les éléments ravagent tout à leur passage. Ils avaient un temps occupé et ériger leur drapeau sur le sol congolais. Une colonne des FAC tentant de les contrer avait été capturée et fait prisonnière. Les autorités politico-militaires de Brazzaville, conscientes de leur faiblesse avait préféré jouer la carte du dialogue.

Le Congo est devenu la cour de récréation des militaires angolais stationnés le long de la frontière. Denis Sassou Nguesso est conscient qu’il doit son pouvoir à l’intervention des angolais lors de son coup d’État de 1997. Avec autant de milliards dépensés dans l’armement, il serait peut-être temps que les militaires congolais prouvent de quoi sont-ils capables face à leurs collègues angolais.