Congo : le douanier Itoua de 60 ans a réduit son âge à 45 pour éviter la retraite

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2022




Le Vieux Itoua, est en poste à la direction générale des douanes de Brazzaville. Âgé de 60 ans, il a « rectifié » son âge et a officiellement 45 ans actuellement. Mais, son aspect physique le trahit et personne à l’immeuble vitré situé non loin du parquet de Brazzaville ignore son cas.




Le DG Alfred Onanga à l’époque,l’avait suggéré de prendre au moins une retraite anticipée, conscient de son improductivité, Itoua, a toujours refusé. Quand l’ascenseur de l’immeuble est en panne, le vieux Itoua tarde au moins 10 minutes à atteindre le premier étage, partant du hall.




Ce cas n’est pas l’unique dans l’administration congolaise devenue le point de chute le plus sûr pour assurer ses lendemains. Habitués à vivre au jour le jour, nombreux sont les fonctionnaires qui ne veulent pas aller en retraite. Pour ce faire, ils procèdent à la modification de leurs années de naissance pour paraître plus jeunes.

Par ailleurs la crainte de ne plus percevoir régulièrement les émoluments pèsent de beaucoup dans la décision des ceux qui s’adonnent à ce genre de pratique. L’agent Itoua des douanes, est conscient de ne rie apporter à sa corporation, mais préfère sucer l’État que de s’en aller à la retraite.




Au mois de mai dernier, le directeur de cabinet du Ministère congolais des Finances et du budget, Henri Loundou a demandé, dans une lettre, au directeur général des douanes et des droits indirects, de lui faire parvenir sans délai, la liste nominative des cadres et agents de cette administration admis à faire valoir leurs droits à la retraite et qui continuent à occuper diverses fonctions.




Cette lettre a été adressée au directeur général des douanes et des droits indirects le 22 avril 2020 sur instruction du ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo.

Dans l’armée et la police par exemple, nombreux sont des officiers qui ont déjà depassé l’âge de la retraite, mais qui refusent de s’en aller et sont couverts par leurs parrains politiques. C’est le cas de Jean François Ndenguet, directeur général de la police.