Conflit avec les églises chrétiennes: marche arrière du gouvernement israélien

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Le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem cherchent à calmer le jeu dans le bras de fer qui les oppose aux églises chrétiennes dans la ville sainte. Dimanche 25 février, les responsables des trois églises gérant le Saint-Sépulcre avaient annoncé la fermeture de ce lieu parmi les plus saints du christianisme : selon la tradition chrétienne, il abrite l’emplacement de la crucifixion et la tombe de Jésus. Cette fermeture était un geste de protestation contre des mesures prises par la mairie de la ville et une proposition de loi en débat à la Knesset. Deux mesures contestées que les autorités ont décidé de suspendre ce mardi 27 février.

Depuis dimanche midi, les nombreux pèlerins chrétiens qui viennent à Jérusalem ne pouvaient se recueillir devant la tombe présumée de Jésus ou sur le mont sur lequel il aurait été crucifié. Ce bras de fer avec les églises chrétiennes met le gouvernement dans une position délicate sur la scène internationale : Israël se présente comme « le seul pays du Moyen-Orient » respectant la liberté de religion. L’exécutif cherche donc à éviter un conflit ouvert avec les chrétiens.




Après un peu plus de 48 heures de fermeture du Saint-Sépulcre, le bureau du Premier ministre a donc annoncé ce mardi la suspension des deux mesures contestées. Les impôts réclamés par la mairie de Jérusalem sur les propriétés chrétiennes non-cultuelles ne seront pour le moment pas prélevés et la municipalité doit demander le dégel des comptes bancaires des églises concernées.

Le chef du gouvernement a aussi demandé la suspension du débat parlementaire autour d’une proposition de loi critiquée par les responsables chrétiens. Le texte permettrait à l’Etat israélien d’exproprier les nouveaux acquéreurs de propriétés vendues par les églises: une atteinte pour les ecclésiastiques à leur droit de propriété. L’exécutif temporise et annonce la mise en place d’un comité chargé d’engager le dialogue avec les chefs religieux sur ces points litigieux.