Concert Roga Roga : Qui a brûlé le palais de congrès de Montreuil et les véhicules la nuit ?

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Au bout du fil, un combattant qui a requis garder l’anonymat explique à ce journal que Denis Sassou Nguesso et ses acolytes ne comprennent que le langage de la violence, mais dédouane les combattants des actes perpétrés la nuit devant et aux environs du palais de congrès de Montreuil, où ce soir, sauf imprévue, l’artiste Roga Roga devrait se produire.

D’origine malienne, Mohamed qui est né à Montreuil se félicite de cet acte, qui n’est que le prélude de ce qui se passera ce soir, si le concert de Roga est maintenu. «  je ne suis pas congolais, mais le comportement hautain de cet artiste et son entourage m’offusque, au point où mes amis et moi iront foutre le bordel ce soir » affirme le malien

Le mouvement des combattants et une grande partie de la diaspora du Congo Brazzaville en France s’opposent farouchement à la tenue du concert de Roga Roga, qui est catalogué comme un artiste du pouvoir de Brazzaville. Le divorce entre cet artiste et la diaspora est intervenue après la sortie de la chanson Eyo Ekoya, dans laquelle, Roga se moquait du mode de vie de cette dernière.

Une chanson, selon les proches de Roga qui était adressée particulièrement à un ancien combattant Rostel Bakwa en discorde à l’époque avec l’artiste. Aujourd’hui, après de promesses sur un placement au pays et quelques miettes reçues, Rostel Bakwa est celui qui est chargé d’assurer la sécurité du dit concert.




Une réunion a eu lieu hier à la mairie de Montreuil, entre le manager de l’artiste, le maire et le propriétaire de la salle du palais de congrès qui a décidé de la tenue du concert, sous haute surveillance.

C’est sans doute cette décision qui est à l’origine de l’incendie cette nuit devant et autour du palais des congrès. Ce concert a pris un caractère politique depuis que les partisans du pouvoir ont commencé à distribuer gratuitement les tickets d’entrée. «  On ne peut pas comprendre qu’un producteur mette beaucoup d’argent sur un événement pour terminer de le rendre presque gratuit. Il y a forcement une main noire, et c’est le pouvoir de Brazzaville » soutient un activiste politique congolais.

Une vingtaine de judokas et miliciens au service du directeur général de la police du Congo, Jean François Ndenguet sont venus droit de Brazzaville pour sécuriser le concert officiellement. Mais officieusement, pour mesurer leur force aux combattants.




Si les combattants suspectent l’ex combattant Rostel Bakwa avec son équipe d’avoir commis les dégâts de cette nuit au palais de congrès, les proches de l’artiste accusent eux les combattants. Rostel Bakwa, est un élément versatile et très actif dans la traîtrise qu’il est capable de jouer double jeu.