Comment les mamans ont été empêchées de vendre dans les marchés pour aller accueillir Sassou

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Deux jours avant son arrivée à Pointe-Noire, Denis Sassou Nguesso avait exigé aux autorités locales un accueil très chaleureux. A défaut de mobiliser normalement une population très remontée contre le pouvoir de Brazzaville, le préfet, le maire ont employé des méthodes staliniennes du Parti-État. Des écoliers qui étudient à même le sol se sont vu obliger d’aller dire du bien de Sassou. Des mamans vendeuses qui ont préféré chercher leur gagne-pain que d’aller perdre leur temps à l’aéroport ont subi les bavures des policiers.

Honoré Paka, le préfet de Pointe-Noire doit son salut à la politique et à Denis Sassou Nguesso. Après la dure humiliation de la présidentielle de mars 2016 où le candidat Mokoko devenait le chouchou des ponténégrins, il fallait une démonstration de force à la stalinienne pour faire un semblant de réconciliation entre Sassou et la population.




Des leaders religieux ont reçu l’ordre de mobiliser leurs fidèles, des promoteurs d’écoles privées leurs élèves, des écoles publics autant, des entreprises privées comme publics , des commerçants contraints de fermer leurs commerces et la fermeture de tous les marchés de la ville.

Vivant au jour le jour, certaines mamans démunies ont jugé mieux d’aller vendre que se rendre à l’aéroport perdre une journée.Pour elles, assurer la ration journalière de leurs enfants passaient avant tout.

Ces pauvres vendeuses ont été dépossédées de leurs marchandises par des policiers qui faisaient la ronde des marchés de la ville. D’autres ont même été brutalisées par ces agents insensibles qui les obligeaient de se rendre le long du trajet qu’emprunterait le cortège présidentielle.

Ayant mal au genou après un chute suite à une persécution policière, une maman s’est défoulé à volonté : « Regardez comment les dictateurs agissent quand la population en a assez de leur pouvoir.Depuis ce matin dans les marchés, les policiers accompagnés de leurs commissaires respectifs ont chicotés les commerçants, renversés leurs marchandises, confisqués certaines marchandises au PSP afin que ces commerçants les délivrent moyennant de l’argent, ils ont demandé à fermer tout les magasins et boutiques, exigés à ces pauvres commerçants d’aller à l’aéroport accueillir le soit disant l’homme de la paix,de masse et des actions concrètes Sassou Nguesso. Vraiment c’est très très très triste ce pays”

  




Le déplacement du président pour inaugurer l’ajout d’une nouvelle turbine dans une ancienne centrale montre qu’il y a carence des réalisations dans le pays et une soif de cérémonies inutilement coûteuse au moment où les retraités attendent leur pension. Les fanatiques disent que finis les délestages alors qu’on a entendu la même chose pour Imboulou