Cantines scolaires : un débouché pour les petits producteurs

0
541




La directrice régionale du Programme alimentaire mondial (PAM), Lola Castro, et sa délégation ont visité, le 13 mars, le site des petits producteurs de manioc et de haricot du groupement Base vie et Centre de Loudima,  dans le département de la Bouenza.

La descente sur les différents sites a concerné également les établissements primaires bénéficiaires des cantines scolaires. L’objectif était de se rendre compte de l’évolution de la production agricole et de l’utilisation de haricot dans les établissements.

Selon le PAM, le projet d’appui aux petits producteurs de haricot dans le département de la Bouenza est d’une durée de trois ans et demi. Pendant cette période, ces derniers bénéficieront d’une formation à la gestion technique, économique et à la planification des activités ainsi qu’à l’accès au marché de microfinances grâce à une meilleure organisation des acteurs et une amélioration de la quantité, de la qualité et de la compétitivité des produits. Il vise également à organiser et structurer les deux cents exploitants agricoles en vingt groupements.

Ce programme d’alimentation scolaire, a indiqué le PAM, constitue un débouché important pour les petits producteurs qui auront l’opportunité de ravitailler des cantines scolaires en produits locaux. L’agence onusienne souhaite voir le manioc de ce département transformé en farine fortifiée et le haricot comme aliments de base dans les  cantines scolaires.




Lors de la visite des écoles primaires de Madingou Gare en pleine évaluation scolaire, les volontaires qui assuraient les cantines scolaires aux élèves ont justifié le choix du haricot, expliquant que c’est un aliment riche en protéines et contient aussi du fer, du zinc, des fibres et des carbohydrates lents recommandés pour la nutrition des enfants. Ces cantines permettent de maintenir les élèves à l’école pour l’amélioration des résultats scolaires. Mais elles sont présentement confrontées à plusieurs difficultés, notamment la lenteur des cuiseurs, le mauvais état de l’habitat de cuisine, le déficit d’équipement de cuisine et bien d’autres.

Du côté des producteurs de haricot, l’appui du PAM a été très bénéfique à travers l’initiative des groupements. « Cette année, la production a connu une augmentation excellente. A titre d’exemple, la jeune femme Prisca Mahoungou a produit, seule, quatre tonnes qu’elle a vendues au PAM qui envisage que la population s’approvisionne des produits locaux du département », ont indiqué les volontaires.

Le responsable de la zone Loudima qui s’occupe de la sensibilisation et la vulgarisation de la formation auprès des petits producteurs de haricot, Bernard Dihoulou, a indiqué que cette année sera axée sur la pérennisation des actions de l’après projet. « Les producteurs envisagent de produire quatre-vingts tonnes de haricot au niveau de Loudima. La production de la première année a été  faible avec six tonnes et plus de quatre-vingts tonnes en deuxième année sans compter la quantité vendue au PAM et aux commerçants », a-t-il expliqué.