Burundi: début de la campagne électorale, malgré la pandémie

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Moins impactée que le reste du monde, l’Afrique fait face, elle aussi, à la propagation du COVID-19. On dénombre 9 574 guérisons pour 31 839 cas confirmés et 1 423 décès dans 52 pays. Faute de vaccin, la médecine traditionnelle africaine monte au créneau. Dans cet article, nous faisons une mise à jour de la situation sur l‘évolution de la maladie sur le continent.

La situation en Afrique ce lundi

  • Au Burundi, début ce lundi 27 avril de la campagne électorale en vue des élections générales (législatives, locales et présidentielle). Dauphin de Pierre Nkurunziza, le général Evariste Ndayishimié portera les couleurs du parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDDFDD).

Le pays est touché par la pandémie du nouveau coronavirus qui a déjà atteint 11 personnes, parmi lesquelles quatre guérisons et un décès. Des observateurs accusent le gouvernement, notamment le ministère de la Santé de n’avoir pas prescrit pas de mesures spécifiques pour la prévention du covid-19 pendant cette campagne électorale.

  • À l’instar de plusieurs pays africains comme le Cameroun (1er janvier 1960), le Soudan (1er janvier 1956) et le Sénégal (4 avril 1960), le Togo et la Sierra Leone célèbrent leur indépendance en pleine crise sanitaire due au nouveau coronavirus.

Le 27 avril 1960, alors que bien de territoires des anciennes AEF et AOF, confinés dans l’escarcelle française ahanaient encore sous la douleur des affres du colonialisme, le Togo sous l’impulsion du Premier ministre Sylvanus Olympio  proclama son indépendance.

La Sierra Leone quant à elle, se libéra du joug britannique le 27 avril 1961.

  • La Guinée a franchi le cap de 1000 cas. « Nous avons enregistré pour la seule journée d’aujourd’hui (dimanche) 98 nouveaux cas, qui font au total 1.094 cas positifs et malheureusement 7 décès », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), l’organe officiel de gestion de l‘épidémie, Sory Keïra.
  • En Afrique du Sud, le ministre sud-africain de la police, Bheki Cele, a présenté dimanche des excuses publiques auprès de la communauté musulmane à la suite de propos “blasphématoires” tenus par un policier à l’encontre de fidèles musulmans interpellés pour infraction aux règles du confinement.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et authentifiée par la police, on voit des membres des forces de sécurité entrer dans une pièce où prient une vingtaine de personnes, contraintes alors de se mettre à terre.

L’un d’eux leur lance : “Etes-vous plus grands que le président ? Est-ce que Mahomet est plus grand que le président ?”.

  • La Guinée-Bissau a enregistré dimanche son premier décès lié au nouveau coronavirus. « Nous venons d’enregistrer un premier cas de décès », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la commission interministérielle de lutte contre le Covid-19, le docteur Tumani Baldé, sans fournir plus de précisions.

Le petit pays d’Afrique de l’Ouest de 1,8 millions d’habitants a recensé 53 cas confirmés de contagion par le coronavirus.

  • En Égypte, le Premier ministre Moustafa Madbouli a annoncé dimanche que son gouvernement avait entamé des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d’obtenir une aide financière d’un an, pour affronter la récession due à la pandémie de coronavirus.

« Nous avons entamé des discussions avec le FMI pour l’obtention d’une assistance financière en plus d’une assistance technique », a déclaré M. Madbouli lors d’une conférence de presse télévisée au Caire, sans préciser le montant de l’aide demandée à l’institution financière basée à Washington.

  • À quelque 3 000 km de là, le Congo-Brazzaville, lui, est assuré de recevoir une aide de 6,8 milliards de francs CFA (11,3 millions de dollars) de l’Association internationale de développement (IDA) afin de l’aider à faire face au nouveau coronavirus qui a déjà fait 200 cas dont 19 guérisons et 6 décès.

Face à cette situation, le gouvernement a dû proroger l‘état d’urgence jusqu’au 10 mai prochain.

Les statistiques (au 27 avril)

  • Cas confirmés = 31 839
  • Décès = 1 423
  • Guérisons = 9 574
  • Pays touchés = 52
  • Pays non touchés = 2 (Lesotho, Comores)

Pays par ordre alphabétique

  • Afrique du Sud : 4 546
  • Algérie : 3 382
  • Angola : 26
  • Bénin : 64
  • Burkina Faso : 632
  • Burundi : 15
  • Botswana : 22
  • Cameroun : 1 621
  • Cap-Vert : 106
  • Congo-Brazzaville : 200
  • Côte d’Ivoire : 1 150
  • RCA : 19
  • Comores : 0
  • Djibouti : 1 023
  • Égypte : 4 534
  • Erythrée : 39
  • Eswatini : 59
  • Éthiopie : 123
  • Gabon : 176
  • Gambie : 10
  • Ghana : 1 550
  • Guinée : 1094
  • Guinée-Bissau : 53
  • Guinée équatoriale : 258
  • Kenya : 355
  • Lesotho : 0
  • Libéria : 124
  • Libye : 61
  • Madagascar : 124
  • Malawi : 34
  • Mali : 389
  • Maroc : 4 071
  • Maurice : 332
  • Mauritanie : 7
  • Mozambique : 76
  • Namibie : 16
  • Niger : 696
  • Nigeria : 1 273
  • RD Congo : 442
  • Rwanda : 191
  • Ouganda : 79
  • Sao Tomé et Principe : 4
  • Sénégal : 671
  • Seychelles : 11
  • Sierra Leone : 93
  • Somalie : 436
  • Soudan : 237
  • Sud-Soudan : 6
  • Tanzanie : 299
  • Tchad : 46
  • Togo : 98
  • Tunisie : 949
  • Zambie : 88
  • Zimbabwe : 31

Pays les plus touchés par région

  • Afrique australe = Afrique du Sud (4 546 cas, 87 décès, 1 473 guérisons)
  • Afrique de l’est = Maurice (332 cas, 9 décès, 299 guérisons)
  • Afrique de l’ouest = Burkina Faso (632 cas, 42 décès, 453 guérisons)
  • Afrique centrale = Cameroun (1 621 cas, 56 décès, 786 guérisons)
  • Afrique du nord = Égypte (4 534 cas, 317 décès, 1 176 guérisons)

Le point du dimanche 26 avril

  • À Djibouti, le nombre de cas multiplié par six. Le ministère de la Santé a indiqué dimanche que le nombre de personnes positives est passé de 168 à 1008. Le taux de prévalence dans le petit État de l’Est est devenu le plus élevé avec 98,6 cas pour 100 000 habitants.

>>> LIRE AUSSI : Coronavirus : spectaculaire hausse des cas à Djibouti

  • Au Nigeria, l‘État de Lagos a rendu le port du masque obligatoire. « Le gouverneur Babajide Sanwo-Olu a proclamé samedi le port du masque obligatoire dans l’Etat » de la mégalopole de 20 millions d’habitants, a déclaré le porte-parole, Gboyega Akosile.

Lagos, l’Etat voisin d’Ogun et la capitale fédérale Abuja sont placés depuis fin mars sous confinement total afin d’enrayer la propagation du virus qui a officiellement fait à ce jour 35 morts pour 1.182 cas confirmés au Nigeria, dont 19 morts pour 689 cas à Lagos.

>>> LIRE AUSSI : Coronavirus au Nigeria : Lagos rend le port du masque obligatoire

  • Au Gabon, poursuite de l’opération de « solidarité » avec les populations en cette période de confinement. Après des localités comme Ntoum (près de Libreville), le tour est venu dimanche aux communes d’Owendo et de Libreville d‘être servies par les élus locaux, comme l’a indiqué sur Twitter Noureddin Bongo Valentin, fils aîné du président Bongo et coordinateur des affaires présidentielles.

Le pays d’Afrique centrale compte actuellement 176 cas dont 30 personnes guéries et trois décès.

Le point du samedi 25 avril

  • Au Maroc, les autorités pénitentiaires ont décidé de procéder à des tests de dépistage du nouveau coronavirus dans différentes prisons du royaume, alors qu’un total de 270 cas ont été décelés dans un établissement carcéral du sud du pays.
  • En Afrique du Sud, le port du masque sera obligatoire à compter du 1er mai, date du début de l’assouplissement progressif des mesures de restriction dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, a annoncé le gouvernement samedi.
  • Au Cameroun, les autorités ont annoncé samedi avoir enregistré 29 nouvelles guérisons, tandis que dix nouveaux décès ont été déplorés dans le pays le plus touché d’Afrique centrale.
  • Au Kenya, le couvre-feu et l’interdiction des déplacements vers ou en provenance des comtés de Nairobi, Kilifi, Kwale, Mombasa et Mandera ont été prorogés pour une nouvelle durée de 21 jours à compter du 25 avril 2020, a décrété samedi le président Kenyatta.
  • Au Niger, plus de peur que de mal. La première rupture du jeûne du ramadan s’est déroulée dans le calme à Niamey après les émeutes de protestation contre le couvre-feu et l’interdiction des prières collectives, décrétés pour lutter contre la propagation du coronavirus. Mais la tension persiste.
  • Pays le plus touché en Afrique subsaharienne avec 3 953 cas confirmés, dont 75 morts, l’Afrique du Sud entend solliciter auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, une aide financière pouvant atteindre 4,2 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros), afin de faire face à la pandémie du coronavirus, a annoncé vendredi le ministre des Finances.

Reste à présent la réponse des deux institutions de Bretton Woods.

  • En RDC, la prorogation de l‘état d’urgence sanitaire par l’Assemblée nationale passe très mal à la gorge de plusieurs habitants de Kinshasa, la capitale. De nombreux Kinois dénoncent en effet l’absence de mesures d’accompagnement comme l’aide alimentaire.

Le point du vendredi 24 avril

  • Au Sénégal, 7e décès enregistré ce jour. Il s’agit d’un homme âgé de 65 ans selon le minsitère de la Santé. Le pays déclare par ailleurs 66 nouveaux cas de contaminations en 24 heures.
  • Au Gabon, l’opération de distribution de kits alimentaires aux personnes vulnérables se poursuit dans le pays.
  • Après un mois de confinement, Madagascar ouvre progressivement les portes des écoles. Les élèves de 3e et terminales sont les premiers à retourner dans les salles de classe. Afin de protéger les élèves contre la pandémie, les parents ont été invités à procurer un masque aux enfants. Les mesures de distanciation physique sont aussi respectées dans certains établissements scolaires. La levée progressive du confinement sur la Grande Île s’accompagne d’une distribution gratuite d’un remède traditionnel, présenté comme préventif et curatif contre la COVID-19 selon le président malgache Andry Rajoelina. Depuis lundi matin, les transports en commun ont repris leur service dans la capitale Antananarivo et à Fianarantsoa (centre) et Toamasina (est).
  • Au Maroc, 133 cas de contamination au nouveau coronavirus ont été décelés parmi les détenus d’une prison du sud du pays, selon un nouveau bilan rendu public jeudi par les autorités pénitentiaires marocaines.
    Ces cas ont été enregistrés à la prison locale de Ouarzazate (sud), après des tests menés sur 309 de ses détenus, a indiqué la direction de l’administration pénitentiaire (DGAPR) dans un communiqué.
  • Au Comores, le président Azali Assoumani a assuré qu’“aucun cas de Covid-19 n’avait été enregistré” dans le petit archipel pauvre de l’océan Indien, contredisant des affirmations de la France, ancienne puissance coloniale. La semaine dernière, l’ex-ministre française Dominique Voynet, patronne de l’agence régionale de santé de Mayotte, île française située à 70 km de l’Union des Comores, avait annoncé que la mort, début avril, du grand mufti des Comores avait été provoquée par une infection au nouveau coronavirus.
  • En RDC, l’État d’urgence prolongé de 15 jours supplémentaires. Décision prise jeudi par le Parlement à la suite d’un vote.

Le point du jeudi 23 avril

  • Tenue ce matin d’une session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la Cedeao est prévue par visioconférence pour trouver une solution efficace face à la pandémie dans la sous-région Afrique de l’ouest. “Au regard des nombreux défis sécuritaires et sanitaires du moment, il nous faut inventer de nouveaux mécanismes de fonctionnement et surtout de nouveaux financements pour soutenir nos budgets nationaux et nos économies”, a écrit le chef de l’Etat du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré sur son compte Twitter.