Brexit: Theresa May et l’UE s’accordent sur un report d’ici au 31 octobre

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La Première ministre britannique et les Vingt-Sept dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord sur un report flexible du Brexit au 31 octobre. Le Royaume-Uni peut encore quitter l’UE le 22 mai.

C’est fait. Après plusieurs heures de tractations, les Vingt-Sept, se sont mis d’accord à Bruxelles pour décaler une deuxième fois la date du Brexit au 31 octobre maximum, avec un point d’étape « en juin ». Dans la foulée, le président du Conseil européen Donald Tusk a soumis cette proposition à Theresa May. Et la Première ministre britannique a accepté cette nouvelle date.

« Cela signifie six mois de plus pour que le Royaume-Uni trouve la meilleure solution possible », a déclaré Donald Tusk. Les députés britanniques n’ont pas réussi jusqu’ici à approuver l’accord de divorce conclu entre Theresa May et Bruxelles. A deux jours de la date fatidique du 12 avril, Londres et les 27 voulaient éviter les conséquences d’un divorce brutal, c’est-à-dire sans accord.

Le Royaume-Uni, a souligné Tusk, pourra quitter l’UE avant cette nouvelle date si Theresa May parvient à faire valider l’accord de retrait par les députés britanniques. « Durant cette période, le Royaume-Uni aura aussi la possibilité (…) d’annuler la procédure du Brexit », a-t-il poursuivi, appelant le Royaume-Uni à ne pas gâcher ce nouveau délai.

Le Royaume-Uni peut encore quitter l’UE le 22 mai

Mais le Royaume-Uni peut encore quitter l’Union européenne le 22 mai, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. « Si nous arrivons à trouver un accord maintenant (…) nous pouvons encore sortir le 22 mai », a souligné la Première ministre britannique.

Car se pose à présent la question de la participation du Royaume-Uni aux élections européennes de mai. C’est la condition imposée par l’UE pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union au-delà du 1er juin. Dans la nuit, le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a déclaré dans un tweet que le Royaume-Uni doit participer aux élections européennes fin mai ou quitter l’UE le 1er juin sans accord de divorce

De nombreux dirigeants européens penchaient pour un horizon plus lointain, jusqu’à la fin de l’année ou mars 2020, mais le président français Emmanuel Macron a mené la charge contre l’hypothèse d’une extension longue.




Selon l’Elysée, cette proposition était défendue par plusieurs pays, rapporte notre envoyée spéciale à Bruxelles, Anissa El Jabri : l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg, Malte et la France. Elle correspond, indique un diplomate français, à « une date qui a du sens », car c’est le 1er novembre que la nouvelle Commission européenne va entrer en fonction. C’est à ce moment-là que le Parlement européen commence vraiment ses travaux. Cette date serait donc le « meilleur compromis possible » pour ne pas entraver le fonctionnement de l’Union européenne.

La réalité serait plus nuancée, selon l’agence Reuters. Des délégations auraient été irritées par le comportement de la France, l’insistance d’Emmanuel Macron à demander le délai le plus court possible, au 30 juin. « Il a fallu des heures pour le faire redescendre », a confié un diplomate.