Brexit: jour de divorce en Europe

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L’Europe est prête à sceller le divorce avec Londres. Les dirigeants des Vingt-Sept se retrouvent ce dimanche 25 novembre à Bruxelles pour un sommet spécial afin d’approuver le texte qui entérine le retrait britannique de l’UE. « Un accord pour un avenir meilleur », selon la Première ministre britannique. Theresa May, qui est arrivée samedi soir dans la capitale belge.

La réunion des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement a débuté à 9h30, et ne devrait guère se prolonger au-delà de la mi-journée, car il n’est prévu ni débat, ni négociation, ni vote.

A leur arrivée, les dirigeants vont trouver, sur la table, les deux documents qui constituent la base du processus du Brexit : le traité de défaisance, long de 585 pages, qui règle dans le détail les conditions du divorce ; et son complément, une déclaration politique de 26 pages, laquelle trace dans les grandes lignes les relations futures, post-Brexit, des Européens avec le Royaume-Uni.

Ce texte devra faire l’objet de négociations précises au cours de la période de transition de vingt-et-un mois, qui débute le 30 mars 2019.

 Valeurs, pêche et Gibraltar

Pour ajouter une cuillerée de sucre et répondre aux craintes des uns et des autres, telles qu’elles se sont manifestées ces derniers jours, des textes explicatifs complémentaires y ont été ajoutés, sur les valeurs démocratiques fondamentales, sur l’accès réciproque aux zones de pêche, sur le statut de Gibraltar.




En attendant, dans quinze jours, le résultat, sans doute périlleux, du vote au Parlement britannique, du côté européen, cette journée marquera l’aboutissement de dix-sept mois de négociations toujours difficiles, souvent surréalistes.

C’est la première fois dans l’histoire diplomatique que deux parties redoublent d’efforts avec pour objectif déclaré de trouver une solution obligatoirement moins favorable que la situation existante.