Brexit: à Bruxelles, le scepticisme domine et les plans d’urgence se multiplient

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Le Parlement britannique se prononcera le 29 janvier sur le « plan B » que va lui présenter la Première ministre Theresa May après le rejet massif de l’accord de Brexit qu’elle a négocié à Bruxelles. En attendant, les partenaires européens préparent leurs plans pour faire face aux effets d’une sortie sans accord, notamment en matière de circulation des biens et personnes.

Dans les milieux européens, on n’envisage pas l’avenir immédiat avec un optimisme démesuré.

Des solutions avancées ici ou là pour sortir de l’impasse du Brexit ? Un nouveau référendum est impossible à organiser dans les délais ; des législatives anticipées ne règleraient rien ; retarder le Brexit au-delà du 29 mars serait juridiquement contestable et, de façon surréaliste, obligerait le Royaume-Uni à participer aux élections européennes ; quant à prolonger la période de transition au-delà du 31 décembre 2020, ce ne serait possible que si le Parlement britannique adopte l’accord qu’il a rejeté massivement mardi.




Voilà pourquoi, au niveau européen comme au niveau national, des plans d’urgence sont actuellement mis au point à la hâte, pour répondre à l’engorgement des ports britanniques, de la République d’Irlande et des pays de l’UE sur la mer du Nord, pour gérer les foules dans les aérogares en attende de vols en nombre très réduit vers la Grande-Bretagne, pour dégager des zones de stockage de matériel ou de pièces détachées en transit vers le Royaume-Uni, et pour promulguer un statut pour les ressortissants britanniques installés dans les pays de l’UE.

Mais ces mesures sectorielles provisoires ambitionnent simplement d’atténuer le chaos et ne pourront le juguler entièrement.

Avec RFI