Brésil: évasions en masse de détenus suite aux mesures anti-coronavirus





Des centaines de prisonniers se sont évadés, ce lundi 16 mars, de centres pénitentiaires de l’Etat de Sao Paulo, dans le sud-est du Brésil. Et cela après la décision des autorités de suspendre les sorties temporaires de leur régime de semi-liberté pour éviter la propagation du coronavirus.

Des « actes d’insubordination » étaient en cours dans au moins quatre prisons recourant à ce régime de semi-liberté a annoncé, lundi, le gouvernement de l’Etat pauliste. Les autorités avaient décidé d’annuler la sortie prévue mardi « parce qu’elle concernait plus de 34.000 détenus en régime de semi-liberté, et que, à leur retour, il y aurait un grand risque d’introduire et propager le coronavirus au sein d’une population vulnérable« , a expliqué le secrétariat de l’administration pénitentiaire de l’Etat de Sao Paulo, sans pouvoir donner le nombre exact des fugitifs.

« Des centaines« 

Des médias, citant des sources policières, ont estimé qu’ils étaient « des centaines« . Ces prisonniers en semi-liberté ont le droit de sortir de leur cellule dans la journée pour aller travailler ou suivre des études, et peuvent faire jusqu’à cinq sorties par an, chacune de sept jours. Le Brésil, pays de 210 millions d’habitants, dénombre jusqu’ici 234 cas de coronavirus, sans déplorer de décès, dont 152 dans l’Etat de Sao Paulo, le plus peuplé du pays.






Les inconditionnels soutiens de Bolsonaro dans la rue malgré le virus

Les soutiens les plus inconditionnels du président Jair Bolsonaro ont défilé, dimanche, dans les rues des principales villes du pays, accusant les tribunaux et le Parlement de mettre des bâtons dans les roues du dirigeant brésilien. Certains de ces partisans portaient des masques avec des inscriptions telles que « le virus, ce sont les ordures du Parlement« . A Rio de Janeiro, les autorités ont annoncé la fermeture des écoles pour sept jours et celle des théâtres, salles de concert et stades, pendant deux semaines face à la progression de l’épidémie du coronavirus.

(avec AFP)