Au Congo, une simple plainte même fantaisiste vous conduit en garde à vue

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Tout semble se préciser que le Congo est un pays totalement anarchique où même les autorités ignorent les lois. Alors que logiquement la décision de placer une personne en garde à vue dépend de la gravité de la plainte soumise à la discrétion du juge, au Congo, tout se décide au poste de police. Même pour un simple différent de diffamation ou conflit familial, on vous place en garde à vue.

Un comportement qui pousse nombreuses personnes sous plainte à ne pas répondre aux convocations sans avoir préalablement contacté un poteau de protection. En réalité, au Congo les interpellations et garde à vue sont devenues un business très florissant pour les policiers.




Placé un accusé en garde à vue, bien que sans motif apparent rapporte au minimum 22.500frs au chef de poste. Dans cette optique, les motifs des plaintes importent peu et toute plainte devient grave pour la police.

Malgré que le directeur général de la police ait déclaré il y a des années l’arrêt de l’intervention des PSP dans certains différents à l’instar des non paiements d’une dette, la police continue à placer en garde à vue les débiteurs quand le créancier porte plainte .




Sur ce cas, sortir de la cellule est conditionnée par le paiement d’une tranche du montant de la dette contractée et d’une décharge dûment signée avec les échéances de liquidation totale. Le débiteur se doit aussi de verser à la police la somme de 75.000 frs pour son séjour en garde à vue bien que dans des conditions inhumaines. Le Congo est un pays unique en Afrique Centrale ou tout marche à l’envers.