Au Congo, des voleurs sont devenus vantards , orgueilleux et font même des dons médiatisés.

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Appauvris par un système de gouvernance caduque et cleptomane, les Congolais se sont résignés à faire des éloges à leurs bourreaux. Ces derniers, pour se faire bonne conscience, se permettent même de se comporter en philanthropes avec de l’argent volé à l’État. Le Congo, un pays unique où le vol n’est pas un délit pour certains.

Il fut une époque au pays où dans chaque quartier, existait un voisin bien connu pour ses qualités de voleur. Personne dans le quartier ne s’étonnait de le voir avec des bosses sur la tête ou visage défiguré. Tout de suite, on concluait qu’il a subi la vindicte populaire quelque part.

Ce voisin voleur ne pouvais se permettre de se présenter dans le quartier avec des vivres ou pagnes et en faire Don aux mamans. Aucune des mamans du quartier d’ailleurs n’accepterait de prendre les « choses » d’un voleur. C’était le Congo des valeurs morales.




De nos jours, tout a basculé et les voleurs se font acclamer et même interviewer par les médias. Chaque jour au Congo, on assiste aux défilés des épouses des voleurs reconvertis en « mama ONG », vers les orphelinats, résidence des personnes de troisième âge.

Ces femmes utilisent l’argent que leurs époux volent au Trésor Public pour se faire passer pour de bonnes personnes. Elles osent même inviter la presse et déclarent être des personnes de bon cœur au service des démunis. Elles oublient tout simplement qu’avoir un bon cœur est d’abord aimé son pays et évité de le rendre préjudice.

Quand un Congolais détourne l’argent public, il sacrifie le bonheur des congolais. Depuis 1997, les mêmes qui, par leur vol sauvage sacrifie des générations de Congolais disent être des bonnes personnes.




Ils sont députés, ministres, Dg, cadres etc qui se bousculent dans différents orphelinats du Congo. L’une d’elles, accompagnée des cameras a déclaré toujours rêvé venir en aide aux autres. Son époux est un voleur bien connu de la république.

Dans les quartiers nord de Brazzaville, ces voleurs se font appeler « Boss » par des nécessiteux qui paradoxalement leurs rappellent la provenance de leur richesse au moindre malentendu. «  Mbongo ya moyibi mpe ozo salela yango lolendo ».