Assainissement: le curage de la Tsiémé préoccupe les riverains

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À l’approche de la période des pluies, les riverains de la Tsiémé, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, Talangaï, redoutent la sortie des eaux du lit de la rivière car elles ont toujours englouti les maisons et autres infrastructures.

L’un des riverains a exprimé l’inquiétude, le 24 août, au député de la troisième circonscription électorale de Talangaï, Pierre Obambi, au cours d’une rencontre citoyenne.

« Nous sommes exposés à un grand danger. La population riveraine de la rivière Tsiémé est inquiète à l’approche de la période des pluies. L’une des passerelles reliant les quartiers 63 au 66 est dans un état de défectuosité avancé. L’Ecole primaire de la Tsiémé ainsi que la Paroisse Saint-Augustin sont dans l’eau. Pourquoi les pouvoirs publics n’accélèrent-ils pas les travaux du curage de la Tsiémé ? », s’est-il interrogé.

D’autres intervenants ont beaucoup évoqué des questions liées aux délestages de l’électricité, à l’approvisionnement en eau potable et à l’érosion du quartier Ngamakosso. Dans la plupart de zones et blocs, a indiqué un habitant, les robinets sont secs depuis plusieurs années.

Répondant aux auteurs des questions, Pierre Obambi a avoué qu’autant que les riverains de la Tsiémé, lui également était préoccupé par tous les problèmes exposés. « J’ai élaboré une feuille de route dans laquelle j’ai recensé presque tous les maux auxquels la population des quartiers 63 et 66 fait face. Je pourrais vous donner des exemplaires de ce travail. Les moyens financiers font gravement défaut au niveau de l’Etat. Les autorités, à tous les niveaux, sont conscientes de vos difficultés qui sont également les leurs », a-t-il précisé.




Par ailleurs, l’élu du peuple a salué la mobilisation de la population pour la circonstance en dépit, a-t-il dit, de la conjoncture économique et sociale difficile. Il lui a rappelé que la démocratie doit être participative, c’est-à-dire le député recueille les doléances de ses mandants, au cours des descentes parlementaires, en vue de les transmettre aux pouvoirs publics. Ces échanges réguliers, a-t-il renchéri, sont rompus à cause de plusieurs impondérables.

De son côté, le chef du quartier 66, Igor Ongagna, a donné un peu plus de précisions sur une question d’un participant, relative au cimetière de la Tsiémé, devenu un refuge de bandits et de reptiles dangereux.

Depuis environ deux ans, a expliqué Igor Ongagna, ce cimetière est redevenu une propriété privée de la famille Mingui Mpassi, à la suite d’un procès que celle-ci avait gagné contre l’Etat congolais. En rappel, a-t-il poursuivi, cette famille avait concédé à l’Etat congolais, à cette époque, un hectare de terrain devant être érigé en cimetière mais l’Etat en avait étendu jusqu’à treize hectares.