Allemagne: perquisitions chez des policiers soupçonnés de sympathies néonazies

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Un scandale frappe à nouveau la police allemande avec des perquisitions mercredi 16 septembre contre près de trente personnes soupçonnées de sympathies avec l’extrême droite. Les fonctionnaires ont été suspendus. Une enquête pour incitation à la haine raciale est ouverte. 




Une centaine de photos d’Adolf Hitler, des croix gammées, des drapeaux du IIIe Reich, un montage montrant un réfugié dans une chambre à gaz d’un camp de concentration… Les 160 images retrouvées dans plusieurs groupes sur la messagerie WhatsApp montrent une fois de plus que la police allemande n’est pas immunisée contre les tendances extrémistes. Vingt-neuf fonctionnaires dont six femmes sont concernés. Ils ont été suspendus.




« Je ne voulais tout d’abord pas croire que cela soit possible », a déclaré le ministre de l’Intérieur de la région concernée, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le chrétien-démocrate Herbert Reul a parlé d’une « honte pour l’Allemagne ». Le syndicat de la police GdP a qualifié de tels agissements « d’insupportables », estimant que « la lutte contre l’extrême droite faisait partie de l’ADN de la police ».




Les autorités estiment que d’autres cas pourraient être découverts grâce aux téléphones portables trouvés lors des perquisitions mercredi matin.

Ce scandale n’est pas le premier du genre dans la police allemande comme l’avait montré récemment l’envoi de mails de menaces à des responsables politiques et des personnalités publiques.