Agriculture : les femmes sollicitent l’appui du gouvernement

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Lors d’une causerie-débat organisée le 31 mars,  le personnel féminin de l’Assemblée nationale a affirmé qu’il dispose de l’expertise nécessaire en matière agricole, capable de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

Cinq thèmes ont été développés par des spécialistes congolais en la matière au cours de la causérie-débat.  Georgette Dangou, première femme ingénieure agronome au Congo, a exposé sur « L’importance du mouvement coopératif en milieu rural ». Elle a fait savoir que les femmes rurales congolaises sont d’un appui important dans le développement agricole du pays, mais aussi dans le processus d’atteinte à l’autosuffisance alimentaire. Ces femmes, selon elle, travaillent le plus souvent en coopérative, dans le but d’accroître leurs rendements agricoles qui restent malheureusement toujours faibles.

Exposant, pour sa part, sur « La femme congolaise et l’accès à la terre », Audin Mbémba a rappelé que pour réaliser les activités agricoles, la Congolaise a accès à la terre sans discrimination. L’acquisition de ces terres, a-t-il poursuivi, se fait par affectation, attribution, succession, dons et legs.




De son côté, la directrice des caisses féminines d’épargne et des crédits mutuels, Eulalie Sianard, a édifié l’assistance sur le thème « La femme congolaise et l’accès au crédit ». Elle a épinglé les difficultés d’accès aux crédits bancaires, pouvant permettre aux femmes de financer la production agricole à grande échelle.

Tout compte fait, les femmes ont avoué qu’elles sont capables de renflouer le marché national. A cet effet, elles invitent le gouvernement à leur accorder un appui conséquent et multiforme, en vue de leur permettre de développer au mieux leurs espaces agricoles.

« Cet atelier parlementaire favorisera la promotion du travail des femmes afin de garantir leur autonomie financière. Représentant environ 52% de la population congolaise, soit plus de deux millions huit cent mille habitants au total, la femme congolaise s’avère une ressource physique, morale et intellectuelle sur laquelle le pays doit compter », a souligné la députée d’Impfondo district, Euphrasie Virginie Dolama, première questeur de l’Assemblée nationale, qui a dirigé les travaux.