Agriculture : la Banque mondiale évalue le niveau d’exécution du Pdac

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Une première mission de supervision de l’institution de Bretton Woods, conduite par Joanne Gaskell, a échangé, le 13 février à Brazzaville, avec le ministre de tutelle, Henri Djombo, et la coordination du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac) sur son état d’avancement.

« Nous sommes ici pour évaluer l’état d’avancement du Pdac car, c’est le plus grand projet dans notre portefeuille au Congo. Il vise à contribuer à la diversification de l’économie du pays », a déclaré la responsable de la mission de supervision.

Faisant état de ce qui a été déjà fait dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet depuis son lancement en juillet 2017, son coordonnateur, Isidore Ondoki, a relevé, entre autres, le recrutement d’un organisme indépendant chargé de la sélection des micro-projets ainsi que des prestataires chargés de montage des plans de projets et de suivi de plan d’affaires.

« Les spécialistes de montage ont aidé des producteurs à l’intérieur du pays, à monter les plans d’affaires actuellement en examen auprès de l’organisme indépendant qui nous remettra son rapport dans quelques jours. Ce qui permettra au projet d’avoir ses premiers bénéficiaires du fonds à coûts partagés », a indiqué le coordonnateur du Pdac.

A propos des infrastructures agricoles, deuxième composante du projet, près de 500 km sont en cours de réhabilitation et seront réceptionnés en mars. De même, plusieurs études ont été lancées pour permettre au projet de mieux avancer.  « On est encore au début et tout se passe bien », s’est réjoui Isidore Ondoki.

En vue d’obtenir des résultats satisfaisants, le ministre Henri Djombo a réitéré l’importance pour le Pdac de collaborer avec des structures publiques telles Agri Congo, très expérimentée dans le maraîchage et l’arborie-culture, puis Sept développement, un cabinet au sein du ministère de l’Agriculture, spécialisé dans les études de faisabilité. La synergie avec d’autres ministères concernés par ce projet devra aussi être de mise, a-t-il souligné.




C’est dans le cadre de la synergie interministérielle que les ministres de l’Enseignement supérieur, Technique et celui de la Recherche scientifique ont pris part aux échanges avec la Banque mondiale. Antoine Nicephore Fylla Saint-Eudes de l’Enseignement technique a profité de l’occasion pour demander à la banque d’élargir l’offre de formation dans le cadre du Projet de développement des compétences pour l’employabilité afin de combler le manque de techniciens supérieurs agricoles dont la majorité est au bord de la retraite.

Cofinancé par le Congo et la Banque mondiale à hauteur d’environ cinquante-cinq milliards de FCFA, le Pdac a pour objectif  d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des micro petites et moyennes entreprises agroindustrielles dans les zones sélectionnées, et d’apporter une assistance au gouvernement en cas de crise ou de situation d’urgence répondant aux critères d’admissibilité.