Agriculture : des moyens roulants mis à la disposition du ministère

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Le projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (PDAC), en collaboration avec la Banque mondiale (BM), a fait un don de quinze véhicules (4×4) au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il y en aura trente-cinq, mais les vingt autres seront offerts avant fin septembre.

« Le gouvernement a conscience de l’état d’indigence matérielle qui caractérise nos services partout, mais, dans le cadre du PND 2018-2022 nous avons prévu un plan de développement de notre agriculture, y compris le renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles. Et, dans ce cadre-là, il est prévu de doter nos services techniques des moyens adéquats afin qu’ils puissent se déployer et être plus efficaces, ou qu’ils deviennent efficaces parce que, sans moyens, ils sont cloitrés, ils ne peuvent pas produire assez », a expliqué le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Henri Djombo.

Le ministre a rappelé aux bénéficiaires que leur mission sera essentiellement de suivre l’exécution du programme sur le terrain et de s’assurer que les projets travaillent conformément à la politique agricole nationale et, qu’ils doivent suivre les statistiques nationales pour que le département puisse disposer d’informations fiables.

S’exprimant au nom des autres bénéficiaires, Mathurine Dzoualou, directrice départementale de l’agriculture, a dit sa gratitude au PDAC pour ce geste. « Dans notre façon de faire, qu’est ce qui va changer ; c’est la manière. Nous serons sur le terrain pour regarder la bonne marche du travail ».




Pour le coordonnateur du PDAC, Isidore Ondoki, cette dotation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des institutions publiques qui appuient l’agriculture commerciale de la composante III du PDAC. « L’objectif étant de renforcer les capacités des collègues qui sont sur le terrain à bien faire leur travail de tous les jours. Nous finançons les micro projets ; la grande administration est à Brazzaville. Les personnes qui sont plus proches des bénéficiaires, ce sont les directeurs départementaux, les chefs de secteur agricole. Donc, lorsque nous leurs donnons les moyens, en réalité, nous donnons les moyens à nous-mêmes », a-t-il précisé.

En effet, selon le dispositif de ce programme, les directeurs départementaux ne seront plus chargés de la vulgarisation des techniques agricoles ; ce sera désormais le travail des agences.