Accord Congo-FMI : une mission dépêchée à Brazzaville pour rattraper le versement manqué

0
684




L’institution de Bretton Woods vient d’entamer une nouvelle mission d’évaluation dans la capitale, du 20 au 26 février, pour tenter de renouer le dialogue avec les autorités congolaises, deux mois après la promesse non tenue de verser au pays la deuxième tranche de 44,7 millions de dollars.   

Conduite par Alex Segura-Ubiergo, la délégation du Fonds monétaire international (FMI) est venue discuter de la situation économique locale, des réformes déjà réalisées et en cours en matière de gestion des finances publiques, de la transparence et de la bonne gouvernance.

« C’est un plaisir pour nous d’être de retour à Brazzaville. La mission était ici au mois de septembre puis en novembre pour faire le point de la situation économique et voir comment le FMI pourrait continuer à aider le pays à relever les différents défis économiques », a signifié Alex Segura-Ubiergo, ajoutant qu’en janvier dernier le conseil d’administration du FMI a évoqué le dossier du pays à Washington et salué les efforts de l’exécutif pour redresser la situation.




À l’issue de sa mission d’évaluation en novembre 2019, la même délégation avait salué des progrès dans la mise en œuvre des principales réformes et le retour progressif de la croissance. Mais en décembre, l’institution financière a décidé de reporter le versement de cette deuxième tranche prévue dans le programme triennal, suscitant des étonnements à Brazzaville.

Pour la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Eboucka-Babakas, cette reprise des discussions devrait permettre aux partenaires du FMI d’accéder à toutes les informations nécessaires et de leur permettre de constater les efforts que fournit le Congo pour améliorer la gouvernance publique.

« La mission est un moment important, parce que nous avons des défis à relever. Il est bon que l’équipe du FMI vienne de façon régulière pour constater les efforts que l’exécutif produit chaque jour pour sortir de la crise économique. Pour ce faire, la mission a demandé que soient produites des informations sur les réformes en cours et celles-ci ont été transmises… », a fait savoir Ingrid Eboucka-Babakas.




Pendant cette revue, les deux parties vont surtout chercher à identifier les points de blocage à la relance de l’économie locale, du secteur de l’emploi, à la réduction de la pauvreté, de l’aide aux couches sociales vulnérables. « L’essentiel est de poursuivre les réformes déjà entamées sur la gestion des finances publiques et la bonne gouvernance. Je peux confirmer l’engagement de notre équipe à vous aider à identifier les réformes à mener, les difficultés à surmonter, ainsi que nos conseils à réussir le programme », a conclu le chef de mission du FMI.