A défaut de la guerre, l’armée se lance dans l’agropastorale à Pointe-Noire

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Le général de brigade, Jean Olessongo Ondaye, commandant de la zone militaire de défense n°1 a indiqué le 15 février que chaque groupement, chaque corps devrait désormais se lancer dans l’appropriation des techniques agricoles afin de ne plus attendre tout de la hiérarchie et de consommer ce qu’ils produisent et d’alimenter les marchés.

« Nous sommes des bras valides et solides. Si l’expérience est porteuse, nous n’excluons pas la possibilité de devenir une structure qui crée ses propres sources de revenus », a précisé Jean Olessongo Ondaye, lors du séminaire de formation sur les techniques agricoles, tenu du 15 au 18 février.

L’ambition étant d’accroître la production, le commandant de la zone militaire de défense n°1 qui tient à la réussite de ces activités, a instruit ses services à conjuguer des efforts et de s’inspirer de l’expérience des activités réalisées dans ce sens par le 102ème bataillon aéroporté (BAP) au camp des 3 Martyrs.

Le Colonel Gilbert Ndakebonga Afouya, le formateur a axé son intervention sur la genèse des techniques agricoles au 102ème bataillon aéroporté, les différentes techniques agricoles, les avantages des techniques agricoles dans l’armée et quelques perspectives pour le 102ème BAP.




Selon lui, cette initiative a été prise dans le souci d’améliorer l’alimentation de la troupe. Les premières expériences sur le maraîchage sont menées à la villa para. A ce jour, ce groupement, qui expérimente la culture des champignons, élève aussi des poules pondeuses, capables de produire 15 palettes des œufs par jour. Il a également lancé une unité de production de porcs. Les séminaristes ont également appris des notions de base sur une bananeraie avec un système de plants issu d’un fragment de tige (Pif).

Les activités agro-pastorales dans la zone militaire de défense n°1 deviennent, sur instruction du commandement, des activités programmées. Chaque groupement doit rendre compte de la mise en application de cette orientation. La partie logistique de l’entame d’une telle activité incombe au commandement. Les militaires, a fait savoir Jean Olessongo Ondaye, disposent déjà des terres arables, notamment au village Lombo dans la sous-préfecture de Hinda dans le département du Kouilou. Sur ces terres seront menées des activités agro-pastorales.




Le souhait serait que le commandement ait un œil sur ce projet qui devrait non seulement assurer l’indépendance alimentaire au sein des FAC mais aussi, apportera un plus dans le pouvoir d’achat des ponténégrins en particulier et du Congo en général. Si cette initiative tant louable pouvait servir d’exemple à tous, le pays pourrait prendre son envol sur le plan alimentaire et consommer ses propres produits.