L’aeroport de Maya Maya n’attire plus

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South African Airways, Air Ivoire, Camair Co…sont, pour l’instant, les 3 compagnies aériennes qui ont décidé de suspendre la desserte de Brazzaville.

Selon certaines indiscrétions, Kenya Airways voire Ethiopian pourraient à court terme réduire la fréquence de leurs vols sur la capitale congolaise, si le trafic venait à dégringoler davantage.
Taag, la compagnie angolaise, a déjà suspendu sa desserte de Brazzaville pour privilégier celle de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Il convient de noter que les taux de remplissage de toutes les compagnies aeriennes, excepté Rwandair et Air France, sont globalement de moins de 10%. Des pertes sèches que ne peuvent supporter de petites compagnies.


Bien plus, les pénuries fréquentes de fuel aux aéroports du Congo (Brazzaville et Pointe-Noire ) et les taxes aéroportuaires, jugées trop élevées, grèvent les charges d’exploitation des compagnies aériennes qui opèrent au Congo. La première conséquence de cette baisse du trafic aérien au Congo est la dégringolade, de l’ordre de 30%, du chiffre d’affaires de Aerco(Aéroports du Congo).

Il pourrait à nouveau baisser, avec la fermeture définitive ou la réduction de fréquence de vols par certaines compagnies. En interne, Aerco vient de réduire de 30% les charges du personnel. Une situation d’autant plus préoccupante que Ecair, la compagne nationale, devrait définitivement mettre la clé sous le paillasson, après plusieurs tentatives infructueuses pour sa relance. Ses employés, qui accusent 14 mois d’arriérés de salaire, ont décidé d’ester en justice pour réclamer le paiement de leurs droits. Le ciel est vraiment bien sombre pour les compagnies aeriennes au Congo.