8 mars : ces femmes qui nourrissent Brazzaville en légumes




Plusieurs femmes s’exercent dans le maraîchage le long de la ceinture maraîchère du sud de Brazzaville. Regard sur ces « guerrières » qui ravitaillent Brazzaville en légumes malgré les conditions de travail qui n’ont pas changé.

C’est sur une surface de près de deux hectares que ces femmes travaillent le long du fleuve Congo. Vêtues comme des hommes, elles se réveillent très tôt laissant leurs foyers et parfois n’assistent pas au départ à l’école de leurs enfants dans le seul souci de vite regagner leurs sillons en vue d’approvisionner les marchés de la ville capitale. Elles plantent les endives, l’oseille, l’épinard et la ciboule qui constitue l’une des activités principales de leurs maraîchages.




Abordées par Les Dépêches du bassin du Congo, ces dames n’ont pas voulu s’exprimer mais ont lâché des phrases de déception, de mécontentement comme quoi, elles manquent de subvention. Et le soutien ne viendrait toujours pas malgré les dossiers déposés ici et là. Elles cultivent avec des outils rudimentaires comme la houe. Aujourd’hui, l’agriculture est fortement encouragée par la Communauté internationale qui invite les femmes à s’y investir. « La situation au Congo Brazzaville est telle que ce sont les femmes qui se consacrent aux métiers ruraux. La majorité de la nourriture qui arrive dans nos assiettes est produite par nos mamans avec les moyens rudimentaires qui sont les leurs dans nos compagnes », a expliqué Alain Riches Gouemba Haullier, proviseur du lycée d’enseignement professionnel agricole Amilcar cabral. Il estime que cet appel est lancé aux femmes intellectuelles qui doivent s’investir dans les métiers agricoles pour y apporter un plus. Ces femmes doivent apporter de nouvelles techniques, des instruments nouveaux pour booster l’agriculture dans le pays car sa modernisation devient indispensable.




Dans son établissement, il se félicite que les jeunes filles s’intéressent à l’agriculture et pense que l’avenir est prometteur pourvu que l’Etat réunisse les conditions et mette en place des mesures d’accompagnement adéquats. « Aucun pays ne peut se développer sans l’agriculture », a-t-il déclaré. Au Congo, la terre est très favorable à l’agriculture et on peut bien vitaliser ce secteur pour réduire les importations abusives. Il faut noter que les occupants de la ceinture maraîchère du sud de Brazzaville sont menacés d’expulsion dans un mois.