12 hôpitaux : Sassou Nguesso est trompé ou c’est lui-même le vrai menteur par excellence ?




Comment peut-on mentir avec aisance ? Denis Sassou Nguesso est comme ce père de famille qui se vante dehors d’être un modèle pour sa famille, de prendre soin d’elle alors que ses enfants ont été renvoyés de l’école pour des impayés. Le mal est qu’il y a des gens qui le croient au Congo. Ce chef de l’État est sans doute l’unique Congolais qui a vu les travaux des 12 hôpitaux généraux exécutés à 75 %. Un mensonge vraiment bête quand ces hôpitaux ne sont que des chantiers abandonnés au vu de tout le monde. Que peut-on attendre d’un homme qui a menti au FMI ? Est-il trompé ou c’est lui-même le menteur par excellence.




Dans une interview sur RFI et France 24, Denis Sassou Nguesso qui a mentit sur toutes ses réponses est allé très loin en affirmant que les 12 hôpitaux en construction depuis 2014 sont réalisés à 75 %. On est en face d’un chef d’État qui n’a pas honte d’affirmer 6 ans après le lancement, que les ouvrages ne sont qu’à 75 %.Quand on est pas prêt à une interview, inutile de la réaliser pour éviter de raconter des sottises.

Le patron de l’autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000 est un mythomane qui vit dans un Congo imaginaire. A Pointe-Noire, les travaux de l’un de ses hôpitaux sont à l’abandon depuis 2015 à Nanga. Il en est de même dans la plupart des départements.




L’organisation Publiez Ce Que Vous Payez, militant pour la transparence des finances publiques, révèle que sur 69 projets de santé publiés qu’elle a suivis en 2017 et 2018, aucun n’a abouti ! Malgré près de 10 milliards de francs CFA (15 millions d’euros) mis de côté à cet effet dans le budget de l’État. Dans ce rapport, l’association explique que l’essentiel de ces projets concerne la construction de 12 hôpitaux publics, un dans chaque région.

Des crédits alloués, mais pas d’avancées

Brice Mackosso, coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous payez, détaille les éléments incohérents : « Ces douze projets ont été démarrés en 2014, mais tout de suite arrêtés en 2015 et 2016, faute de financement, et chaque fois, on remet ces projets dans les prévisions budgétaires. Il y a des crédits qui sont alloués dans le budget de 2020 pour l’achèvement de ces hôpitaux. Malheureusement, depuis l’arrêt des travaux, ces projets ne sont plus exécutés.»




Pour lui, la question est de savoir à quoi sert l’argent ainsi alloué à ces projets à l’arrêt : « La question que nous nous posons est celle de chercher à comprendre pourquoi le gouvernement et les parlementaires allouent des crédits à des projets qui sont à l’arrêt depuis très longtemps. Puisque nous constatons évidemment que dans les lois de règlement budgétaire, nous voyons que, pour l’année 2017 et 2018, il y a bien des crédits qui ont été alloués aux dépenses d’investissement pour le ministère de la Santé, nous nous posons la question : à quoi ont servi ces sommes ?… »




Avant de parler de ses 12 chantiers d’hôpitaux généraux, Denis Sassou Nguesso aurait dû d’abord expliqué aux journalistes français sur l’état réel du CHU au cœur de la capitale politique du pays. Un hôpital délabré, manquant de tout où sa famille a installé une mafia bien organisée. Cet instituteur d’Edou est incapable de rendre attractif le CHU, mais rêve de 12 hôpitaux généraux. A Oyo, son hôpital privé est même boycotté par sa bande qui préfère ceux de France ou Maroc.

Kiki Sassou a détourné 700 milliards des 12 hôpitaux généraux

A Brazzaville, la société brésilienne Asperbras, chargée des travaux de ces hôpitaux avait ses bureaux à l’immeuble Yoka Bernard sous la couverture de Perspectives d’Avenir, l’ONG de Kiki Sassou. José Veiga, le patron de cette société brésillienne est depuis aux arrêts au Portugal suite à divers scandales financiers ayant conduit à la decouverte de 8 millions d’euros au domicile au Portugal du ministre Gilbert Ondongo.




De revélations en revélations , des langues au sein de cette société affirment que les travaux ont été arrêtés par faute de budget, retenu par Denis Christel Sassou Nguesso.Cet arrêt des travaux aurait occasionné une forte dispute entre Sassou et son fils Kiki qui aurait accusé à son tour José Veiga.

700 milliards se sont volatisés dans la nature pour un projet aussi important que celui de la santé des congolais. Aujourd’hui, le même Kiki Sassou se porte en defenseur du developpement du Pool, où son père a lancé les travaux des 12 hôpitaux. Quel cynisme !