11 mars – 11 septembre: six mois de pandémie de Covid-19

0
184





Mi-mars, après avoir longuement tergiversé, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait la vague épidémique de Covid-19 comme pandémie. Depuis, la maladie est encore loin d’avoir disparu, mais elle est cependant de mieux en mieux connue et traitée.

Lorsque l’OMS a déclaré le 11 mars 2020 l’état de pandémie, le coronavirus Sars-Cov-2 avait tué 4 600 personnes dans le monde. L’épicentre de la maladie se trouvait encore en Asie, l’Europe s’apprêtait à vivre une première vague. Six mois plus tard, le bilan s’est considérablement alourdi : plus de 900 000 personnes sont mortes, 28 millions ont été contaminées, et la maladie se trouve désormais sur tous les continents, presque plus aucun pays n’a été épargné.




Si la dynamique épidémique semble prendre la forme de flux et reflux dans les différentes parties du monde, à l’échelle planétaire, le nombre de contamination semble s’être stabilisé depuis plusieurs semaines autour de 300 000 nouveaux cas par jour. C’est une quasi-certitude, la fin de l’année sera encore placée sous le signe du Covid-19.

Beaucoup de progrès en six mois

Cela dit, si le coronavirus a continué de se répandre, ces six mois écoulés ont permis d’en apprendre beaucoup sur lui. Ses moyens de transmission sont désormais plutôt bien déterminés, sa capacité de contamination par aérosol est avérée. On sait désormais qu’une personne est contagieuse en moyenne trois jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à 5 jours après ; que les asymptomatiques représentent environ la moitié des cas.

 Surtout, la prise en charge des malades du Covid-19 s’est également améliorée depuis. Certes, aucun traitement miracle n’existe encore. Mais, réduites à parer à l’urgence il y a six mois, les équipes médicales ont désormais des thérapies moins invasives et traumatisantes pour les patients. La découverte de l’efficacité de la déxaméthasone et des corticoïdes pour limiter les effets inflammatoires de la maladie ont également permis de réduire d’une part significative la mortalité.La recherche fondamentale a également fait de gros progrès. Des anticorps ont été identifiés, le virus est mieux caractérisé ; trois candidats-vaccins sont en phase 3 des essais cliniques même si le laboratoire AstraZeneca a récemment interrompu le sien à la suite de la découverte d’effets secondaire chez un patient. Tous ces éléments laissent entrevoir la possibilité d’un vaccin dans quelques mois.




De nombreux secrets restent à percerSars-Cov-2 et le Covid-19 conservent néanmoins de nombreux secrets. Qu’en est-il de l’immunité acquise après une première infection ? Le premier cas de deuxième contamination recensé il y a quelques semaines par l’université de Honk Kong laisse à penser que cette immunité n’est pas pérenne, ce qui serait une bien mauvaise nouvelle. Qu’en est-il de la saisonnalité de la dynamique épidémique ? Pourquoi certains pays voient leur nombre de contamination augmenter fortement sans que le nombre d’hospitalisations et de décès progressent ?

Six mois après la déclaration de pandémie, 10 mois après la découverte de ce coronavirus, nous sommes donc bien loin d’en avoir fini avec lui. Serait-ce seulement possible un jour ou faudra-t-il s’habituer à vivre avec ? Malheureusement, encore une fois, seul le temps pourra apporter des réponses.